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  • Le périscope

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Avec son bolduc signé, n°1/6. 1971.
          "D'abord j'aime la laine, sa chaleur....Dans la tapisserie, je peux utiliser la couleur et le graphisme..."écrira l'artiste dans "La sculpture", Paris, 1968. Surtout connu comme sculpteur, Gilioli réalisera son premier carton en 1949, avant d'obtenir en 1957 le Prix de la Tapisserie à la Biennale de Sao Paulo; il réalisera une centaine de tapisseries, tissée par les ateliers Pinton et Picaud.   A partir de la fin des années 60, les cartons de Gilioli sont exclusivement géométriques, bichromes ou trichromes, et sont parallèles aux formes abordées dans d’autres mediums. Notre tapisserie reprend ici, à plus petite échelle, la mosaïque conçue quelques années auparavant par l’artiste pour l’immeuble « le périscope », réalisation de Novarina dans le XIIIe arrondissement de Paris. Bibliographie : Cat. Expo. Gilioli, Paris, Galerie la Demeure, 1971 Cat.Exp. Des sculpteurs et la Tapisserie, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1995 Cat. Exp. Gilioli Tapisseries, Paris, Fondation Dina Vierny, 1997  
  • Oiseaux de Midi

       
     
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé, n°EA. 1969.
          Wogensky rencontre Lurçat dès 1939, mais il ne travaillera avec lui qu'après-guerre, réalisant son premier carton en 1945 (qui s'intitulait déjà "les oiseaux"), et adhérant bientôt à l'A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Professeur d'art mural à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués de Paris, Wogensky réalisera 159 cartons jusque dans les années 80, la plupart tissés par Legoueix. "La laine a le sang chaud comme l'homme. Elle nous met en confiance et nous rassure. Un mur de laine, c'est un mur plus humain, plus vivant" (propos recueillis dans Robert Guinot, "la Tapisserie d'Aubusson et de Felletin", Lucien Souny, 2009). C'est ce credo qui innervera la création de Wogensky, dans des envolées (au sens propre puisque l'oiseau, souvent stylisé, est un de ses sujets de prédilection) lyriques (certains cartons , de la fin des années 70 notamment, sont résolument abstraits), dans ses cartons d'"Histoire Naturelle" (titre que porte l'une de ses tapisseries, en 1961), ou" cosmiques", à sujets de constellations ou d'éléments naturels. "J'ai toujours eu plaisir à travailler les grands formats" confiera-t-il encore à Robert Guinot.     Si notre carton apparaît modeste relativement à certaines commandes officielles de Wogensky (Université de Strasbourg, salle de Conférence du Sénat,...), son sujet permet une dilatation spatiale, un élan de ces motifs elliptiques d'oiseaux, vivifiés par l'énergie chromatique de l'aplat rouge vif des fonds.     Bibliographie : Cat. Expo. 25 ans de tapisserie française 1944, Paris, manufacture des Gobelins, 1969, n°33 Cat. Expo. Oiseaux solaires, oiseaux marins, tapisseries de Robert Wogensky, Paris, galerie la Demeure, n°5 ill. Cat. Expo. La Tapisserie et l’Espace, Châteauroux, couvent des Cordeliers, 1978, n°21 Cat. Expo. Robert Wogensky, l'oeuvre tissé, Aubusson, Musée départemental de la tapisserie, 1989, ill. p.34 Cat. Expo. Robert Wogensky, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1989, ill. p.20        
     
     
  • Les 6 mots du secret

     
     
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Pinton. Avec son bolduc signé, n°1/1. 2001.
        En 1987, Texier reçoit la commande de la tenture des Droits de l’Homme, pour le bicentenaire de la Révolution. Le choix est inattendu, l’artiste, encore jeune, n’ayant jamais alors donné de cartons de tapisserie. Elle permet alors de fédérer les ateliers aubussonnais encore en activité, les 7 tapisseries de la tenture totalisant plus de 130 m² tissés de citations littérales (les tables de la déclaration sont reproduites à l’identique la gravure de l’époque révolutionnaire) , objets oscillants, signes, textes…. Par la suite, Texier continuera à fournir des cartons, tant pour les Manufactures Nationales (une suite de 3 tapisseries, un tapis) que pour Aubusson. Notre carton reprend les signes plastiques, les textes épars, les traces propres à l’univers graphique et plastique de l’artiste, qui constituent, pour le citer « des cartes où [il] introdui[t] des éléments de pilotage », afin que le « secret » éponyme nous soit révélé.   Bibliographie : La Suite des Droits de l’Homme, Niort, 1989
  • Marchands

     
     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Four. Avec son bolduc signé, n°EA2/2. Circa 1980.  
        Toffoli s'est beaucoup consacré à la tapisserie avec la manufacture Robert Four, à partir de 1976, réalisant des centaines de cartons. On  y retrouve  les transparences post-cubistes propres au peintre, ainsi que ses sujets. En effet, la tapisserie de Toffoli ne se démarque pas de sa peinture : peintre-voyageur, il illustre dans notre carton des scènes observées lors de séjours en Amérique du Sud.
     
  • Le trident de Neptune

        Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Berthaut. 1946.         Jean Picart le Doux est l’un des grands animateurs du renouveau de la tapisserie. Ses débuts dans le domaine datent de 1943 : il réalise alors des cartons pour le paquebot « la Marseillaise ». Proche de Lurçat, dont il épouse les théories (tons limités, cartons numérotés,…), il est membre fondateur  de l’A.P.C.T.(Association des Peintres-cartonniers de Tapisserie), et bientôt professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. L’Etat lui commande de nombreux cartons tissés pour la plupart à Aubusson, pour certains aux Gobelins : les plus spectaculaires le seront pour l’Université de Caen, le Théâtre du Mans, le Paquebot France ou la Préfecture de la Creuse,…. Si les conceptions de Picart le Doux  sont proches de celles de Lurçat, ses sources d’inspiration, ses thématiques, le sont aussi,  mais dans un registre plus décoratif que symbolique, où se côtoient les astres (le soleil, la lune, les étoiles…), les éléments, la nature (le blé, la vigne, les poissons, les oiseaux…), l’homme, les textes,….     Notre carton, l’un des premiers de l’artiste, témoigne de ses références allégoriques et mythologiques (cf. “le trésor d’Amphitrite” de 1949) pour traiter la Mer. Une tapisserie proche, “les algues”, se veut elle plus littérale.     Bibliographie : Marthe Belle-Joufray, Jean Picart le Doux, Publications filmées d’art et d’histoire, 1966 Maurice Bruzeau, Jean Picart le Doux, Murs de soleil, Editions Cercle d’art, 1972, n°6 Cat. Exp. Jean Picart le Doux, tapisseries, Musée de Saint-Denis, 1976 Cat. Exp. Jean Picart le Doux, Boulogne sur Mer, Bibliothèque municipale, 1978 Cat. Exp. Jean Picart le Doux, Paris,Musée de la Poste, 1980 Cat. Exp. Jean Picart le Doux, Abbaye Saint Jean d’Orbestier, 1992    
  • Les 12 mois

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Goubely. Circa 1940.
        L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort. « C’est une version très originale que donne Lurçat, du thème des mois illustré par la tapisserie depuis de nombreux siècles. Chacun des mois est symbolisé par une bulle d’où naissent des éléments de végétation ou encore des rayons de soleil. Conçue dans le même esprit que le « De Natura solari rerum », cette pièce préfigure « Es la verdad », dans laquelle on retrouve, un peu à la façon d’une bordure, placés en fridse, les douze mois de l’année » (Martine Mathias in Cat. Expo. Jean Lurçat, le combat et la victoire, centenaire, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992, p.43)     Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d'Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Cat. Expo. Jean Lurçat, le combat et la victoire, centenaire, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992, ill. p.43 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016    
  • La lyre aux papillons

        Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Berthaut. Avec son bolduc signé. Circa 1963.       Jean Picart le Doux est l’un des grands animateurs du renouveau de la tapisserie. Ses débuts dans le domaine datent de 1943 : il réalise alors des cartons pour le paquebot « la Marseillaise ». Proche de Lurçat, dont il épouse les théories (tons limités, cartons numérotés,…), il est membre fondateur  de l’A.P.C.T.(Association des Peintres-cartonniers de Tapisserie), et bientôt professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. L’Etat lui commande de nombreux cartons tissés pour la plupart à Aubusson, pour certains aux Gobelins : les plus spectaculaires le seront pour l’Université de Caen, le Théâtre du Mans, le Paquebot France ou la Préfecture de la Creuse,…. Si les conceptions de Picart le Doux  sont proches de celles de Lurçat, ses sources d’inspiration, ses thématiques, le sont aussi,  mais dans un registre plus décoratif que symbolique, où se côtoient les astres (le soleil, la lune, les étoiles…), les éléments, la nature (le blé, la vigne, les poissons, les oiseaux…), l’homme, les textes,….   Les instruments de musique “naturels” (faits de branches d’arbres épanouies)  sont récurrents chez Picart le Doux à partir de 1953 (cf.”la harpe des forêts”); “la harpe aux papillons”, verticale et à fond rouge reprend ce thème en 1963.       Bibliographie : Marthe Belle-Joufray, Jean Picart le Doux, Publications filmées d’art et d’histoire, 1966 Maurice Bruzeau, Jean Picart le Doux, Murs de soleil, Editions Cercle d’art, 1972 Cat. Exp. Jean Picart le Doux, tapisseries, Musée de Saint-Denis, 1976 Cat. Exp. Jean Picart le Doux, Musée de la Poste, 1980          
  • Cortège d'Orphée

        Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Berthaut. 1961.           Jean Picart le Doux est l’un des grands animateurs du renouveau de la tapisserie. Ses débuts dans le domaine datent de 1943 : il réalise alors des cartons pour le paquebot « la Marseillaise ». Proche de Lurçat, dont il épouse les théories (tons limités, cartons numérotés,…), il est membre fondateur  de l’A.P.C.T.(Association des Peintres-cartonniers de Tapisserie), et bientôt professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. L’Etat lui commande de nombreux cartons tissés pour la plupart à Aubusson, pour certains aux Gobelins : les plus spectaculaires le seront pour l’Université de Caen, le Théâtre du Mans, le Paquebot France ou la Préfecture de la Creuse,…. Si les conceptions de Picart le Doux  sont proches de celles de Lurçat, ses sources d’inspiration, ses thématiques, le sont aussi,  mais dans un registre plus décoratif que symbolique, où se côtoient les astres (le soleil, la lune, les étoiles…), les éléments, la nature (le blé, la vigne, les poissons, les oiseaux…), l’homme, les textes,….   « Le bestiaire ou le cortège d’Orphée » est un recueil de poèmes d’Apollinaire qu’illustrera Picart le Doux de lithographies en 1962 (après Raoul Dufy, dans l’édition originale). Il conçoit simultanément un carton de tapisserie, sous la forme du damier chère à Lurçat, où, dans les cases, figurent écrevisse, chèvre ou lion,…., en différents aspects, variés, du règne animal.     Bibliographie : Marthe Belle-Joufray, Jean Picart le Doux, Publications filmées d’art et d’histoire, 1966, n°13 Maurice Bruzeau, Jean Picart le Doux, Murs de soleil, Editions Cercle d’art, 1972, n°108 Cat. Exp. Jean Picart le Doux, tapisseries, Musée de Saint-Denis, 1976 Cat. Exp. Jean Picart le Doux, Boulogne sur Mer, Bibliothèque municipale, 1978 Cat. Exp. Jean Picart le Doux, Paris,Musée de la Poste, 1980 Cat. Exp. Jean Picart le Doux, Abbaye Saint Jean d’Orbestier, 1992  
  • Voleur de soleil

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé de l'artiste, n°5/6. Circa 1970.
          D'abord sculpteur, utilisant les matériaux les plus divers (acier, béton, céramique,...), Borderie se découvre une passion pour la tapisserie dans les années 50, faisant tisser son premier carton en 1957. Encouragé par Denise Majorel, il reçoit en 1962 le Grand Prix National de la Tapisserie. En 1974, il est nommé directeur de L'Ecole Nationale des Arts Décoratifs d'Aubusson, dont il démissionnera très rapidement. Il a réalisé près de 500 cartons peints, abstraits, aux formes simples, dégradées dans une gamme de couleurs réduite, avec des tissages à gros points.   Abstraction dynamique, gamme chromatique entre orange et marron, mêmes préoccupations autour de la lumière (et de l’ombre) que dans « les armes de la lumière » (et que chez Matégot): un carton classique d’André Borderie.   Bibliographie : Cat. Expo. André Borderie “pour l’homme simplement”, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1998 Cat. Expo. André Borderie et la tapisserie d’Aubusson, Aubusson, Manufacture Saint-Jean, 2018
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