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  • Composition aux cercles bleus

        Tapisserie tissée par l'atelier de Saint-Cyr. N°II/VI. Circa 1970.     Artiste abstraite autodidacte, Caroline Lonchambon est restée en marge des canaux officiels ou commerciaux de médiatisation de ses réalisations. Son œuvre tissée, souvent faite de cercles (et influencée par Kupka), hésite entre la traduction de l’infiniment grand (« Parcelles de Cosmos ») et le regard microscopique (« Atomes messagers de joie »). Elle a, en général, été tissée par l’atelier de Saint-Cyr de Pierre Daquin.  
  • Le verveux

      Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Tabard. Avec son bolduc déchiré, signé, daté, tirage n°1. 1947.              
  • Messidor

       
    Tapisserie tissée par un lissier Ch. G. pour AMI/Ami de la Paix. Circa 1945.
          L’histoire est connue : à la suite de la commande des « 4 parties du Monde » destinées à être tissées aux Gobelins, Dubreuil est l’un des 3 artistes, avec Gromaire et Lurçat, à avoir été envoyés par Guiillaume Janneau, administrateur des Manufactures Nationales, à Aubusson fin 1939, pour rénover la production de tapisserie locale (avec la commande d’une tenture sur le thème des Jardins). S’il partage les conceptions de Lurçat sur l’influence que doit produire la tapisserie médiévale pour revitaliser le médium, ses cartons, foisonnants et résolument naturalistes (sans l’onirisme d’un Coutaud par exemple), l’éloignent de son confrère, au profit d’une proximité avec l’œuvre de Maingonnat.   Notre tapisserie témoigne de la collaboration de Dubreuil avec l’A.R.T. (atelier de rénovation de la tapisserie) d’Antoine Behna (dont Janneau, en discrédit pour son rôle joué pendant la Guerre, était le conseiller artistique et technique). Le registre, allégorique, le traitement, académique, témoigne du classicisme de Dubreuil : pour Behna, il donna aussi « Vendémiaire », Vera « Fructidor » et aussi 4 tapisseries des Saisons, tous sujets éminemment traditionnels en Tapisserie.   Bibliographie : G. Janneau, A. Behna, Tapisseries de notre temps, 1950, n°71
  • Fleurs de serres et colibris

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Bascoulergue. Avec son bolduc signé, n°3/6. Circa 1975.
           
    D’abord affichiste, puis artiste-ethnographe pendant la guerre, Perrot commence son oeuvre de peintre-cartonnier à l’issue de celle-ci : il concevra près de 500 cartons, obtenant de nombreuses commandes de l’Etat (33 cartons, Perrot est le cartonnier du XXe siècle le plus représenté dans les collections du Mobilier National !), la plupart tissées à Aubusson. Son style éminemment décoratif et chatoyant est très caractéristique :  traité en aplats (sans chinés, sans piqués) un foisonnement d’animaux (d’oiseaux le plus souvent), se détache, sans perspective, sur un fond végétal, dans le goût des tapisseries mille-fleurs médiévales.   L’hymne à la Nature, au plein air, est parfois tempéré chez Perrot, le titre de notre carton en témoigne : notre carton, au sujet exotique, n’est pas si éloigné néanmoins des “simples” par exemple.   Bibliographie : Tapisserie, dessins, peintures, gravures de René Perrot, Dessein et Tolra, 1982 Cat. Expo. René Perrot, mon pauvre cœur est un hibou, Aubusson, Cité Internationale de la Tapisserie, 2023
  • Les pirates

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Bascoulergue. Avec son bolduc signé de la veuve de l'artiste, n°1/6. Circa 1975.
        D’abord affichiste, puis artiste-ethnographe pendant la guerre, Perrot commence son oeuvre de peintre-cartonnier à l’issue de celle-ci : il concevra près de 500 cartons, obtenant de nombreuses commandes de l’Etat (33 cartons, Perrot est le cartonnier du XXe siècle le plus représenté dans les collections du Mobilier National !), la plupart tissées à Aubusson. Son style éminemment décoratif et chatoyant est très caractéristique :  traité en aplats (sans chinés, sans piqués) un foisonnement d’animaux (d’oiseaux le plus souvent), se détache, sans perspective, sur un fond végétal, dans le goût des tapisseries mille-fleurs médiévales.   Carton plus narratif que d’habitude chez Perrot : l’artiste renonce alors aux semis de fleurs inspirés de la tapisserie médiévale, et privilégie les fonds noirs.   Bibliographie : Tapisserie, dessins, peintures, gravures de René Perrot, Dessein et Tolra, 1982 Cat. Expo. René Perrot, mon pauvre cœur est un hibou, Aubusson, Cité Internationale de la Tapisserie, 2023  
     
  • Hiver vous n'êtes qu'un vilain

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Bascoulergue pour AMI. Circa 1950.
          Protagoniste majeur des arts décoratifs au sens large (céramique, jardins, fresques, illustration de livres….), Paul Vera a toujours manifesté beaucoup d'intérêt pour la tapisserie : dès 1923, il compose pour l’Ecole Nationale d’Art Décoratif d’Aubusson une "toilette de Flore" aux tons déjà limités (29), 15 ans avant Lurçat. Il fournira aussi des cartons aux Gobelins et à Beauvais dans les années 30 et 40, avant de participer, à partir de 1942, à l'aventure des ateliers ART d'Antoine Behna, avec l'aide de Guillaume Janneau : il en fut le principal contributeur, en donnant 15 cartons.   Sans parler du texte illustré, oeuvre de Charles d’Orléans (1394-1465), les références à la tapisserie médiévale (et/ou classique) sont nombreuses : les mots comme motifs plastiques donc, les lés de couleurs vives, l’absence de perspective, les allégories des saisons, les putti, le fond « mille-fleurs »… Le vélo apparaît dans ce contexte d’harmonies naturelles, comme une incongruité, déférente à la modernité.   Bibliographie : G. Janneau, A. Behna, Tapisseries de notre temps, 1950, n°30
  • Eau calme

     
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Hamot. Avec son bolduc, n°1/6. 1965.
     
     
    C’est en 1953 que Jean Picart le Doux offre à Chaye de devenir son assistant et l’encourage à créer des cartons de tapisserie : il réalisera alors de nombreux cartons bucoliques, mais aussi des vues de Normandie (Mont Saint Michel, Honfleur, régates,…), dont il est originaire.   L’élément aquatique, sous différentes formes (fontaines, rivières, étangs… est un leitmotiv chez Chaye ; il permet de délicates harmonies colorées, autours des nénuphars notamment (cf. »Blanches libellules », « Fraîcheur »…)     Bibliographie : Simon Chaye tapisseries contemporaines, Editions Librairie des musées, 2014, ill. p.20  
  • Trois oiseaux blancs

       
     
    Tapisserie d’Aubusson tissées par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé, n°EA/1. 1968.
        Membre de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie), Wogensky est un des nombreux artistes qui se consacreront à la tapisserie à la suite de Lurçat, dans l’immédiat après-guerre. D’abord influencé par celui-ci, l’oeuvre de Wogensky (159 cartons d’après le catalogue d’exposition de 1989) évolue ensuite ensuite dans les années 60 vers une abstraction lyrique pas toujours complètement assumée, des thèmes cosmiques-astronomiques aux formes d’oiseaux décomposées et en mouvement, vers des cartons plus épurés et moins denses. S’il s’est toujours proclamé peintre, la réflexion de l’artiste sur la tapisserie est très aboutie : “Réaliser un carton mural…. c’est penser en fonction d’un espace qui ne nous appartient plus, par ses dimensions, son échelle, c’est aussi l’exigence d’un geste large qui transforme et accentue notre présence”.   Le thème de l’oiseau, omniprésent, a, le plus souvent, une traduction abstraite, cinétique, chez Wogensky : Traits, trajectoires, forces, énergies,… sont les qualificatifs qu’emploient alors critiques et commentateurs. Pourtant, avec ses « Trois oiseaux blancs » (motif repris avec « Plein vol » en 1982), l’artiste revient à une approche plus figurative du sujet, où ailes, becs, queues sont lisibles, bien que furtifs.     Bibliographie : Cat. Expo. Oiseaux solaires, oiseaux marins, tapisseries de Robert Wogensky, Paris, galerie la Demeure, n°2 ill. Cat. Expo. Robert Wogensky, l’oeuvre tissé, Aubusson, Musée départemental de la tapisserie, 1989 Cat. Expo. Robert Wogensky, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1989-1990
     
     
  • Soleil levant

        Tapisserie tissée par l'atelier de Saint-Cyr. Avec son bolduc signé, n°I/VI. Circa 1970.       Artiste abstraite autodidacte, Caroline Lonchambon est restée en marge des canaux officiels ou commerciaux de médiatisation de ses réalisations. Son œuvre tissée, souvent faite de cercles (et influencée par Kupka), hésite entre la traduction de l’infiniment grand (« Parcelles de Cosmos ») et le regard microscopique (« Atomes messagers de joie »), bien que dans notre « Soleil levant », elle se fasse plus figurative. Elle a, en général, été tissée par l’atelier de Saint-Cyr de Pierre Daquin.  
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