La mort du solitaire

 

 

Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Goubely.
Avec son bolduc.
1950.

 

 

Après l’habituel passage par la décoration murales dans les années 30, Jullien vient à Aubusson en 1936, se lie à Picart le Doux en 1947 et devient membre de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Il se consacre alors à la tapisserie avec zèle et réalisera 167 cartons, d’abord figuratives, à la suite de Picart le Doux et de Saint-Saëns, puis sous l’influence des thèmes scientifiques abordés, il évolue vers l’abstraction. En 1981, deux ans avant sa mort, il fait don de son atelier au Musée départemental de la tapisserie à Aubusson.

Si notre carton renvoie à la Chasse, un sujet classique en Tapisserie, le traitement onirique du personnage (son couvre-chef notamment), évoque surtout l’Harmonie avec la Nature, reflet d’un âge d’or mythifié (la chasse du sanglier de Calydon) dont Jullien, à cette époque, faisait un motif récurrent.

Bibliographie :
Cat. Expo. Hommage à Louis-Marie Jullien, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1983