Les nouveautés

  • De l'autre côté

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Pinton. Avec son bolduc, n°1/6. Circa 1970.
         
    Marc Petit rencontre Jean Lurçat en 1954, séjourne à Aubusson en 1955, expose pour la première fois à La Demeure en 1956, devient membre de l'A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) en 1958. A partir de ces débuts fulgurants, il produit des centaines de cartons, dans un style très personnel, où des échassiers croisent des funambules dans des paysages oniriques.   Economie de moyens toujours, avec de larges aplats et une gamme chromatique resserrée : « de l’autre côté » est le doublon d’une autre tapisserie autrefois en notre possession « Contrejour », même composition, de mêmes dimensions, mais aux couleurs différentes.
         
  • Les affluents

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Goubely. Avec son bolduc signé. Circa 1955.
           
  • La guêpe

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Tabard. Avec son bolduc signé. Circa 1955.
           
  • Les perroquets

     
     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton pour le Moulin de Vauboyen. N°4/8. Circa 1970.  
        Dufy a toujours manifesté pour les arts décoratifs et les techniques artisanales une véritable vocation : illustration de livres, céramiques,.. et textile : sous l’égide de Paul Poiret, il crée d’abord des motifs décoratifs destinés à l’impression de tissus, avant de collaborer avec la maison de soierie lyonnaise Bianchini-Férier. Ensuite, ce furent les commandes destinées à la manufacture de Beauvais (l’ensemble mobilier « Paris » ), à Marie Cuttoli, les cartons tissés à Aubusson pendant la guerre (« le bel été »), la collaboration avec la galerie Louis Carré par la suite : un rôle, sinon éminent, dans la Renaissance de la Tapisserie, en tous cas, un effort prolongé dans le medium. Dans les années 60 encore, les Manufactures Nationales jugeront pertinent le tissage de tapisseries d’après des peintures antérieures de l’artiste.   Dufy, à la fin des années 20, réalise à Antibes pour la villa « l’Altana » d’Arthur Weisweiller une série de 4 panneaux décoratifs : ils reprennent certains motifs utilisés déjà pour des tissus de Bianchini-Férier, avec ce décalage entre cernes et couleurs devenus caractéristiques de l’artiste. Les éléments de ce décor serviront de modèles afin d’être tissés, de façon fragmentaire et à plus petite échelle (et avec des différences de détail), pour Pierre de Tartas au moulin de Vauboyen.    
  • Tonga

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Tabard. Avec son bolduc signé. Circa 1960.
                 
     
  • Voltige

        Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Avec son bolduc signé, n°5/6. 1969.            
  • Les saisons

        Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Bascoulergue. Avec son bolduc signé. Circa 1970.            
  • Oiseau à la balustrade

        Tapisserie tissée par l'atelier Braquenié. Avec son bolduc. 1954.            
  • 2 blanches, 1 noire

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Goubely. N°1/6. 1968.
          « Je me suis intéressé à la tapisserie surtout parce que j’étais excité par la technique du carton numéroté qui consiste à fabriquer une image colorée mentale à l’aide d’un code…..La tapisserie est un exercice essentiel. Telle que je l’ai pratiquée, c’est peut-être une volonté de mettre en question les moindres détails d’une oeuvre faite sur un plan à deux dimensions » (propos recueillis dans Cat. Exp. Prassinos, rétrospective de l’oeuvre peint et dessiné, Puyricard, 1983) Voilà pour le credo. C’est en 1951 que Prassinos réalise ses premiers cartons (la plupart, 150 environ, seront tissés par l’atelier Goubely) ; puis il rejoint l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Après quelques cartons sur le thème des oiseaux, Prassinos, comme d’autres artistes proches de Lurçat pourtant (Matégot, Wogensky,…), orientera résolument la tapisserie vers l’abstraction, dans un style personnel fait de formes sinueuses imbriquées, dans des tons contrastés (souvent dans une gamme de couleurs noir-rouge-marron-beige).   On retrouve, dans ce carton, les formes, abstraites, complexes et imbriquées, typiques de l’artiste, ainsi que son délicat jeu des chinés gris, porté ici à son firmament. La quasi-bichromie et la composition ternaire, dont témoigne le titre, sont, à l’époque, plus rares, en attendant « les 3 P » ou « Parc ».     Bibliographie : Cat. Expo. Mario Prassinos, œuvre tissé, Galerie la Demeure, 1961 Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries monumentales, abbaye de Montmajour, Arles, 1974 Mario Prassinos, œuvre tissé, La Demeure, 1974, ill. n°100 Cat. Expo. Mario Prassinos, Tapisseries, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1984 Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1988
Aller en haut