Toutes les tapisseries

  • Tapis de jardin

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Simone André. 1953.
        Après l’habituel passage par la décoration murales dans les années 30, Jullien vient à Aubusson en 1936, se lie à Picart le Doux en 1947 et devient membre de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Il se consacre alors à la tapisserie avec zèle et réalisera 167 cartons, d’abord figuratives, à la suite de Picart le Doux et de Saint-Saëns, puis sous l’influence des thèmes scientifiques abordés, il évolue vers l’abstraction. En 1981, deux ans avant sa mort, il fait don de son atelier au Musée départemental de la tapisserie à Aubusson. La mise en abyme (la tapisserie intitulée « tapis »), le traitement fantaisiste (le chat malicieux), la perspective niée (le rectangle de jardin mis à plat), les échos à ses confrères (dom Robert, Picart le Doux) font de ce carton lyrique une synthèse des préoccupations d’alors de l’artiste.   Bibliographie : Cat. Expo. Hommage à Louis-Marie Jullien, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1983  
  • Composition

        Tapisserie. 1976.       Aristide Caillaud est l’un des protagonistes majeurs de l’art brut ; autant dire que sa relation à la Tapisserie n’était pas écrite. Il fut sollicité pourtant, afin de donner un carton tissé en 1955, « Mon village » (plus naïf que brut d’ailleurs), pour la Manufacture de Beauvais, témoignage de l’éclectisme prévalent aux choix alors opérés (Eve, Bauchant, furent aussi sollicités).   Notre carton, plus tardif (1976), est typique de l’inspiration onirique de Caillaud : la composition, complexe, au dessin cloisonné, et aux couleurs denses, est peuplée de personnages fantastiques évoluant autour d’un arbre (motif récurrent chez l'artiste, surtout à cette époque) aux branches terminées en fleurs épanouies : un manifeste d’art singulier, tissé.  
  • Le ruffian

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Picaud. Avec son bolduc signé, n°1/8. Circa 1970.
             
  • La mort du solitaire

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Goubely. Avec son bolduc. 1950.
        Après l’habituel passage par la décoration murales dans les années 30, Jullien vient à Aubusson en 1936, se lie à Picart le Doux en 1947 et devient membre de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Il se consacre alors à la tapisserie avec zèle et réalisera 167 cartons, d’abord figuratives, à la suite de Picart le Doux et de Saint-Saëns, puis sous l’influence des thèmes scientifiques abordés, il évolue vers l’abstraction. En 1981, deux ans avant sa mort, il fait don de son atelier au Musée départemental de la tapisserie à Aubusson. Si notre carton renvoie à la Chasse, un sujet classique en Tapisserie, le traitement onirique du personnage (son couvre-chef notamment), évoque surtout l’Harmonie avec la Nature, reflet d’un âge d’or mythifié (la chasse du sanglier de Calydon) dont Jullien, à cette époque, faisait un motif récurrent. Bibliographie : Cat. Expo. Hommage à Louis-Marie Jullien, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1983  
  • Bocage II

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Avec son bolduc, n°4/6. Circa 1970.
           
     
  • Farfadet

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé de l’artiste, n°2/4. 1958.
        Après l’habituel passage par la décoration murales dans les années 30, Jullien vient à Aubusson en 1936, se lie à Picart le Doux en 1947 et devient membre de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Il se consacre alors à la tapisserie avec zèle et réalisera 167 cartons, d’abord figuratives, à la suite de Picart le Doux et de Saint-Saëns, puis sous l’influence des thèmes scientifiques abordés, il évolue vers l’abstraction. En 1981, deux ans avant sa mort, il fait don de son atelier au Musée départemental de la tapisserie à Aubusson. Témoignage de l’imagination (de l’imaginaire) fantaisiste et malicieuse de Jullien, notre « Farfadet » (qui n’en a que le nom, plus Pégase que feu follet) invite à une relecture de thèmes folkloriques venus du fond des âges, pour lequel l’artiste avait une forte inclination.   Bibliographie : Cat. Expo. Hommage à Louis-Marie Jullien, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1983  
  • Composition aux cercles bleus

        Tapisserie tissée par l'atelier de Saint-Cyr. N°II/VI. Circa 1970.     Artiste abstraite autodidacte, Caroline Lonchambon est restée en marge des canaux officiels ou commerciaux de médiatisation de ses réalisations. Son œuvre tissée, souvent faite de cercles (et influencée par Kupka), hésite entre la traduction de l’infiniment grand (« Parcelles de Cosmos ») et le regard microscopique (« Atomes messagers de joie »). Elle a, en général, été tissée par l’atelier de Saint-Cyr de Pierre Daquin.  
  • Le verveux

      Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Tabard. Avec son bolduc déchiré, signé, daté, tirage n°1. 1947.              
  • L'Annonciation

       
    Tapisserie tissée par C. Roland pour AMI. 1948.
     
    Lorsqu’il arrive en tapisserie dans les années 30, Guillonnet a déjà une longue carrière derrière lui, illustrée notamment par un intérêt constant pour les arts décoratifs : le vitrail, la mosaïque, la céramique (avec la Manufacture de Sèvres), et la grande décoration murale. D’abord sollicité, en 1931, par les Manufactures Nationales pour des tapisseries de siège, Guillonnet reçoit, pendant la guerre, par Janneau, administrateur du Mobilier National et des Manufactures des Gobelins et de Beauvais, commande de 3 cartons ambitieux (Glorification de la pensée, Les Maîtres de la Science, Écusson de la pensée) : ceux-ci ne seront finalement tissés dans les ateliers ART qu’à la fin des années 40, alors que Janneau en était devenu le conseiller technique.   Guillonnet fut l’un des principaux contributeurs aux Ateliers des Rénovateurs de la Tapisserie : 9 cartons, plusieurs à sujets religieux, dont notre Annonciation tissée en 1949 pour le Patriarcat de Beyrouth. Par son sujet (bien qu’un renouveau de l’art sacré soit à l’œuvre dans l’après-guerre avec la reconstruction et la volonté de l’Eglise de s’associer les artistes modernes, les tapisseries à sujets religieux restent alors rares), par son style, académique et daté (malgré un renouvellement de l’iconographie : l’ange de dos, la scène figurée en extérieur…), ce carton est à la fois un anachronisme et une rareté.     Bibliographie : G. Janneau, A. Behna, Tapisseries de notre temps, 1950 Catalogue Vente Millon-Robert, 3.10.1990, n°37 (carton)
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