Toutes les tapisseries

  • Le coq et les gants

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Tabard. Avec son bolduc effacé. 1945.
        L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort.   Le coq, sous différentes formes, avec différents attributs, jouant différents rôles, est la figure centrale du bestiaire de Lurçat. Ici, notre carton, avec ce coq aux pattes superposées aux gants, sa queue végétale, la signature très calligraphique, est un jalon important, après les coqs « de résistance », dans une typologie infinie.       Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957, ill n°35 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d’Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat, Meister der französischen Moderne, Halle, Kunsthalle, 2016 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016    
  • Appassionata

     
     
    Tapisserie tissée par l'atelier Braquenié. Avec son bolduc, n°4. 1971.
         
  • Silence

     
     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Andraud. Avec son bolduc signé, n°4/6. 2009.
       
     
  • Clos limousin

     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Andraud. Avec son bolduc signé, n°5/6. Circa 1980.
       
     
  • La belle et la bête

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée pour Jansen. Avec son bolduc, édition originale A. Circa 1945.
        L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort. Ce format vertical à motif circulaire cloisonné et fond bordeaux est revenu épisodiquement chez Lurçat dans la deuxième moitié des années 40 (cf. « la chouette », par exemple). Notre carton (contemporain d’ailleurs du film de Cocteau) se caractérise pourtant par la réappropriation très personnelle par l’artiste d’un conte traditionnel, où, seul, un cerf à queue de serpent, synthétise peut-être, et la Belle, et la Bête.   Bibliographie : Cat. Expo. La tapisserie française, Musée d’art moderne, Paris, 1946 Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Jean Lurçat, tapisseries de la fondation Rothmans, Musée de Metz, 1969 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d’Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat, Meister der französischen Moderne, Halle, Kunsthalle, 2016 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016  
  • Petit coq

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Circa 1945.
      L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort.   Le coq est la figure centrale du bestiaire de Lurçat. Il en a réalisé d’innombrables « portraits », tous distincts dans les formes, les couleurs, les attributs, la dénomination…. : un signe plastique déclinable à l’infini.   Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d'Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013    
  • Serpent vitrail

     
     
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Pinton. N°4/6. Circa 1970.
          Avant tout connu comme sculpteur, puis comme peintre, Calder s'est découvert un intérêt pour la tapisserie sur le tard (après avoir dessiné des cartons de tapis pour Marie Cuttoli dans les années 50), en rencontrant Pierre Baudouin en 1961. C'est celui-ci qui transcrira les premiers modèles de l'artiste, et assurera la direction des tissages, chez Picaud d'abord, puis aux Gobelins ("Composition" en 1964-1965), dont Pierre Baudoin est devenu conseiller artistique, et ce , conformément à la volonté de Malraux de voir collaborer de grands artistes aux Manufactures Nationales. De nombreuses tapisseries de l'artiste seront ensuite tissées jusqu'à la fin de sa vie, notamment chez Pinton : "Ses compositions de couleurs très vives sont faites de motifs largement conçus, posés sur un fond uniforme et rappellent la légèreté de ses mobiles " (M. Jarry, la tapisserie, art du XXe siècle, 1974).   Hypnotique, le motif de la spirale (comme celui du serpent auquel ici il s’identifie) est récurrent chez Calder. La palette de couleurs primaires, accentuée par le fond lui-même rouge, sature notre tapisserie; le noir remplit les interstices, de même que les armatures de plomb du vitrail : à la rosace des cathédrales médiévales, Calder substitue son « Serpent vitrail » des intérieurs modernes.   Bibliographie : Cat. Expo. Des sculpteurs et la tapisserie, 20 ans d'abstraction, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1995 Cat. Pierre Baudouin, tapisseries de peintres, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1997 Cat. Expo. Manufactures Nationales de 1960 à nos jours, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 2010
     
  • Automne

        Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Picaud. Avec son bolduc signé, n°EA. Circa 1975.          
  • Pastorale rouge

       
    Tapisserie. 1945.
        Artiste polyvalent (graveur, médailleur, céramiste, fresquiste…), Savin est sollicité pendant la guerre  par Guillaume Janneau, qui admire la monumentalité intemporelle et réaliste de son esthétique (et dont il soupçonnait qu’elle n’aurait nul besoin de transposition pour convenir à la Tapisserie), pour concevoir des cartons pour les Manufactures Nationales : « les plaisirs et les travaux champêtres » ( 4 cartons), puis les « 12 mois de l’année » sont créés simultanément à son travail avec la Compagnie des Arts Français. L’influence des aspects techniques de la tapisserie médiévale est très prégnante chez l’artiste, attentif aux colorants naturels en gamme réduite, aux formes simples permises par la technique du gros point,… Il fut l’un des artistes les plus représentés à l’exposition séminale de 1946, avec 7 pièces (seuls Lurçat, Saint-Saëns et Gromaire en eurent plus).   Saturation des couleurs (digne d’un Matisse), hymne à la Nature (la variété des feuillages…), thème pastoral (allusif : le chapeau de paille, la cape,…) : toute la saveur rustique, et l’exploitation des moyens inhérents à la Tapisserie (teintures végétales, gros point…), typiques de Savin, sont ici illustrés.   Bibliographie : Cat. Expo. La tapisserie française du Moyen-âge à nos jours, Paris, Musée d’art moderne, 1946 Cat. Expo. Le Mobilier National et les Manufactures Nationales sous la IVe République, Beauvais, Galerie nationale de la Tapisserie, 1997 Cat. Expo. La Manufacture des Gobelins dans la 1ère moitié du XXe siècle, Beauvais, Galerie nationale de la Tapisserie, 1999
     
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