Toutes les tapisseries

  • Tonga

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Tabard. Avec son bolduc signé. Circa 1960.
                 
     
  • Antiope

       
     
    Tapisserie d’Aubusson tissées par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé, n°2/4. 1968.
       
     
     
  • Appel éolien

        Tapisserie tissée par l'atelier de Saint-Cyr. Avec son bolduc signé, n°III/III. Circa 1970.       Pierre Daquin est emblématique de ces artistes polyvalents qui ont révolutionné la tapisserie dans la deuxième moitié des années 60. A la fois concepteur et éxécutant, il a une parfaite maîtrise technique du médium, acquise dans les Manufactures Nationales,  exploitée ensuite dans l’atelier de Saint-Cyr (qu’il fonde en 1965, après avoir quitté Beauvais), où il tisse, hormis ses propres œuvres, des tapisseries d’après Ubac, Feito ou Arthur-Bertrand,… Pierre Daquin est surtout l’un des protagonistes majeurs, en France, de la « Nouvelle Tapisserie », dont l’éclosion, dès les premières Biennales de Lausanne, imprime à la tapisserie une remise en cause de sa forme (parfois en 3 dimensions,…), de sa fonction (dans son rapport au mur et à l’espace notamment), de sa technique, de sa texture et de ses matériaux ( laine et coton peuvent devenir subsidiaires,….) : ses préoccupations personnelles autour  du blanc, du vide, de la tridimensionnalité, du relief,…. s’expriment  par exemple dans « Mospalis » (Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine), exposée à la 4e biennale de Lausanne, en 1969.   « Appel éolien » est un carton d’avant la rupture et la radicalité : abstrait, à gros points, à fils métalliques, mais qui présente encore l’aspect d’une tapisserie traditionnelle.     Bibliographie : Cat. Expo. Decorum, Musée d’art moderne de la ville de Paris, 2013 Collectif, de la tapisserie au fiber art, les biennales de Lausanne 1962-1995, Skira/fondation Toms Pauli, 2017  
  • Voltige

        Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Avec son bolduc signé, n°5/6. 1969.            
  • Les toits

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Tabard. Avec son bolduc signé. Circa 1945.
        L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort.   Malgré la profession de son frère André, les incursions de Lurçat dans les tissages à motifs d’architecture sont peu nombreux (on notera l’onirique « Palais du Prince », mais aussi « Chicago » ou «  Paris »,…). « Les toits » s’en distingue par son titre, générique, mais qui illustre en fait, de façon allusive, la ville d’Aubusson, dans laquelle l’artiste séjournât pendant la guerre, comme une réponse à « Aubusson » de Gromaire, beaucoup plus détaillée. Quelques toits, tourelles, lucarnes et fenêtres habitées suffisent à incarner la capitale de la Renaissance de la Tapisserie, survolés par 2 anges incarnant le Soleil et la Lune tout droits sortis de l’imagination d’un ymagier médiéval. Aubusson, l’inspiration de la tapisserie médiévale, la symbiose de la Ville et de la nature (notons la variété des feuillages), tout fait de cette tapisserie un manifeste.     Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat.Expo. Jean Lurçat, Nice, Musée des Ponchettes, 1968 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d’Art moderne de la ville de Paris, 1976, reproduite Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Denise Majorel, une vie pour la tapisserie, Aubusson, Musée départemental de la tapisserie Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat, Meister der französischen Moderne, Halle, Kunsthalle, 2016 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016 Cat. Expo. Jean Lurçat, la terre, le feu, l’eau, l’air, Perpignan, Musée d’art Hyacinthe Rigaud, 2024  
  • Arlequin

        Tapisserie tissée par l'atelier Bourlier. Avec son bolduc signé, n°1/4. 1971.         Artiste polymorphe, Bourlier s’est d’abord consacré à la tapisserie dans les années 70, en participant à différentes manifestations (dont la biennale de Menton) : ses sujets, machinistes-constructivistes (« l’homme machine »), abstraits (« construction »), renvoient aux heures de gloire du Bauhaus.  
  • Combat de coqs

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Tabard. 1940.
          L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort.   L’homme est le thème central des premières tapisseries de Lurçat, il se fera plus rare ensuite ; le coq, lui, restera omniprésent, mais avec une évolution significative du motif. A l’orée de son œuvre de cartonnier, cette association permet de voir quels rôles leur sont alors assignés : à cette époque (prémices de ce que l’on appellera la »Renaissance de la Tapisserie ») , l’homme, primitif, est un élément de la nature  (vêtu de feuilles, il évolue dans un environnement automnal aux teintes assourdies), qui s’efforce de domestiquer des coqs encore très réalistes, loin de la dimension symbolique qu’ils acquerront par la suite dans l’imaginaire de Lurçat ; un Lurçat ici d’inspiration encore bucolique. Un exemplaire de« Combat de coqs » (et de son pendant « Jardin des coqs ») sont conservés au Musée National d’Art Moderne, à Paris, pièces acquises par l’Etat dès 1940.     Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d'Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Cat. Expo. Jean Lurçat, le combat et la victoire, centenaire, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992, ill. p.36 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992, ill.6 p.69 (détail) Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016  
  • Les saisons

        Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Bascoulergue. Avec son bolduc signé. Circa 1970.            
  • Oiseau à la balustrade

        Tapisserie tissée par l'atelier Braquenié. Avec son bolduc. 1954.            
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