Toutes les tapisseries

  • Tropiques

    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Pinton. Circa 1955.
    De retour en France dans les années 50, après un long séjour en Argentine, Berroeta donne alors de nombreux cartons dans un style d’abord figuratif (animaux, personnages,…) puis qui se tourne vers l’abstraction, comme dans sa peinture. Influence du cubisme et lyrisme des couleurs cohabitent ici dans un carton qui est peut-être une réminiscence de l’Amérique du Sud.  
  • Les petites algues

    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Avec son bolduc. Circa 1950.
    Jean Picart le Doux est l’un des grands animateurs du renouveau de la tapisserie. Ses débuts dans le domaine datent de 1943 : il réalise alors des cartons pour le paquebot “la Marseillaise”. Proche de Lurçat, dont il épouse les théories (tons limités, cartons numérotés,…), il est membre fondateur  de l’A.P.C.T.(Association des Peintres-cartonniers de Tapisserie), et bientôt professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. L’Etat lui commande de nombreux cartons tissés pour la plupart à Aubusson, pour certains aux Gobelins : les plus spectaculaires le seront pour l’Université de Caen, le Théâtre du Mans, le Paquebot France ou la Préfecture de la Creuse,…. Si les conceptions de Picart le Doux  sont proches de celles de Lurçat, ses sources d’inspiration, ses thématiques, le sont aussi,  mais dans un registre plus décoratif que symbolique, où se côtoient les astres (le soleil, la lune, les étoiles…), les éléments, la nature (le blé, la vigne, les poissons, les oiseaux…), l’homme, les textes,…. Les algues (et plus largement le monde sous-marin) ont été un leitmotiv pour Picart le Doux tout au long de son parcours, depuis « les algues » de 1946 ; on peut citer « Spiralgues », « Buisson d’algues », « les algues vertes »,… « Les petites algues » reprend, à plus petite échelle, « les algues », carton de 260 x 250 cm, Leleu en étant l’éditeur. Les algues éponymes, telle une dentelle végétale, cernent un carreau dressé de coquillages et d’étoiles de mer, nature morte qui est le véritable sujet du carton. Bibliographie : Marthe Belle-Joufray, Jean Picart le Doux, Publications filmées d’art et d’histoire, 1966 Maurice Bruzeau, Jean Picart le Doux, Murs de soleil, Editions Cercle d’art, 1972 Cat. Exp. Jean Picart le Doux Tapisseries, Musée municipal d’Art et d’Histoire, Saint-Denis, 1976 Cat. Exp. Jean Picart le Doux, Musée de la Poste, 1980
               
  • Chasse à courre

    Tapisserie tissée par l’atelier du moulin de Vauboyen. Circa 1970.
    Actualisation d’un thème traditionnel de la tapisserie (cf. les chasses de Maximilien entre autres) dans une gamme chromatique automnale. Commere était l’un des nombreux artistes figuratifs « défendus » au Moulin de Vauboyen par Pierre de Tartas.
  • Marchande de lait

    Tapisserie tissée par l'atelier du Moulin de Vauboyen 1965. Foujita est l’un des nombreux artistes tissés à Bièvres au Moulin de Vauboyen (d’où la marque MV tissée dans la trame des tapisseries), transformé à partir de 1959 en Centre Culturel par Pierre de Tartas, et dédié à l’art figuratif. Y passeront Cocteau, Carzou, Erni, Volti,…. et bien d’autres qui y réaliseront de nombreuses oeuvres, monumentales, ainsi que dans les arts appliqués (l’illustration de livres notamment). Foujita n’a fait que peu de cartons pour des tapisseries, toutes tissées à Bièvres, chez Pierre de Tartas. Celui de notre tapisserie (une aquarelle de format 147 x 157 cm) est passé en vente le 8 décembre 2015 chez Tajan, et un autre dessin préparatoire a figuré dans la succession Kimiyo Foujita (Cornette de Saint Cyr, 28 October 2013, lot 167c). Les représentations d’enfants deviennent (encore plus) nombreuses dans l’après-guerre : même type physique au front haut, yeux écartés, nez fin, bouche charnue, et parfois exerçant de petits métiers dans une typologie obsolète que n’aurait pas reniée Poulbot.
     
     
     
  • Composition

    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Andraud. Circa 1960.
    Claude Bleynie découvre la tapisserie avec Jean Picart le Doux en 1952. Il expose alors à la galerie La Demeure (dès 1958) et participe aux principales expositions consacrées à l’art mural. Son oeuvre tissée représente plus de 300 cartons, principalement édités par les ateliers Andraud. Bleynie, dans une veine plus abstraite (que l’on retrouve parfois aussi en tapisserie), a notamment dessiné des cartons de tapis destinés à l’appartement grand luxe “Ile de France” du paquebot “France”. Egalement décorateur de théâtre, Bleynie a conçu de nombreux cartons inspirés par la Danse, et animés de figures masquées et ailées, dans un esprit féérique.
  • Feu pour Law

    Tapisserie d'Aubusson tissée par les ateliers Pinton frères. Avec son bolduc signé, n°1/6. Circa 1970.
    Holger a été élève à l'Ecole Nationale d'Art Décoratif d'Aubusson, et a travaillé avec Lurçat avant la mort de celui-ci, en 1966. Il a réalisé de nombreux cartons oniriques tissés à Aubusson. Etabli aux Etats-Unis, il reste un infatigable défenseur, et témoin, de la tapisserie moderne, en organisant  expositions et  conférences sur le sujet.
     
  • Soleil

    Tapisserie tissée par l’atelier Baudonnet. N°1/6. Circa 1970.
    Lurçat sollicite Saint-Saëns, d'abord fresquiste, dès 1940. Et, pendant la guerre, celui-ci produit ses premiers chefs d'oeuvre allégoriques, tapisseries d'indignation, de combat, de résistance : "les Vierges folles", "Thésée et le Minotaure". A l'issue de la guerre, tout naturellement, il rejoint Lurçat dont il partage les convictions (sur le carton numéroté et les tons comptés,  sur l'écriture spécifique que requiert la tapisserie,...) au sein de l'A.P.C.T. (Association des Peintres-cartonniers de Tapisserie). Son univers, où la figure humaine, étirée, allongée,  tient une place considérable (comparée notamment à la place qu'elle occupe chez ses confrères Lurçat, ou Picart le Doux),  tourne autours de thèmes traditionnels : la femme, la Commedia dell'arte, les mythes grecs,..., sublimés par l'éclat des coloris et la simplification de la mise en page. Il évoluera ensuite, dans les années 60 vers des cartons plus lyriques, presque abstraits, où dominent éléments et forces cosmiques. Dans les années 60, Saint-Saëns évolue vers un style plus abstrait aux couleurs acides fortement contrastées, et accentue son intérêts pour les grands phénomènes de la Nature (« les saisons », l’éclair »…) Bibliographie : Cat. Expo. Saint-Saëns, galerie La Demeure, 1970 Cat. Expo. Saint-Saëns, oeuvre tissé, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1987 Cat. Expo. Marc Saint-Saëns, tapisseries, 1935-1979, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1997-1998
  • La rivière d'argent

          Tapisserie d’Aubusson tissée dans les ateliers Hamot d’après un carton de l’artiste. Avec son bolduc signé de l’artiste. 1965.       C’est en 1953 que Jean Picart le Doux offre à Chaye de devenir son assistant et l’encourage à créer des cartons de tapisserie : il réalisera alors de nombreux cartons bucoliques, mais aussi des vues de Normandie (Mont Saint Michel, Honfleur, régates,…), dont il est originaire. Carton classique de la veine naturaliste de l’artiste, spécialiste des enclos, haies et autres bords de rivière, animés d’animaux.     Bibliographie : Simon Chaye tapisseries contemporaines, Editions Librairie des musées, 2014, ill. p.32
  • Gilet l'enfant aux mirages

    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. 1997.
     
    Elève de Wogensky à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués, Sautour-Gaillard voit son premier carton tissé en 1971 par l'atelier Legoueix (une collaboration qui ne s'est pas démentie par la suite), et il multiplie ensuite les projets monumentaux, dont le plus spectaculaire est "Pour un certain idéal", tenture de 17 tapisseries sur le thème de l'olympisme (conservée au Musée de l'Olympisme de Lausanne). D' abord proche de l'abstraction lyrique, l'artiste réalise dans les années 90 des cartons à base d'assemblages de motifs décoratifs, de textures et de figures, apparemment superposés et comme unifiés dans le tissage. Les 2 gilets de l’exposition « Archéologies » tenue à la galerie Inard en 1997 témoignent de la volonté de la « filière Aubusson », alors en plein désarroi, de varier ses productions : Sautour-Gaillard, grand collectionneurs de tissus lui-même, y montre la même inspiration que dans ses collages tissés contemporains. Provenance : atelier Sautour-Gaillard Bibliographie : D. Cavelier, Jean-René Sautour-Gaillard, la déchirure, Lelivredart, 2013, reproduite p.6 (porté par l’artiste), 296
     
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