Horizontal

  • Les pirates

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Bascoulergue. Avec son bolduc signé de la veuve de l'artiste, n°1/6. Circa 1975.
        D’abord affichiste, puis artiste-ethnographe pendant la guerre, Perrot commence son oeuvre de peintre-cartonnier à l’issue de celle-ci : il concevra près de 500 cartons, obtenant de nombreuses commandes de l’Etat (33 cartons, Perrot est le cartonnier du XXe siècle le plus représenté dans les collections du Mobilier National !), la plupart tissées à Aubusson. Son style éminemment décoratif et chatoyant est très caractéristique :  traité en aplats (sans chinés, sans piqués) un foisonnement d’animaux (d’oiseaux le plus souvent), se détache, sans perspective, sur un fond végétal, dans le goût des tapisseries mille-fleurs médiévales.   Carton plus narratif que d’habitude chez Perrot : l’artiste renonce alors aux semis de fleurs inspirés de la tapisserie médiévale, et privilégie les fonds noirs.   Bibliographie : Tapisserie, dessins, peintures, gravures de René Perrot, Dessein et Tolra, 1982 Cat. Expo. René Perrot, mon pauvre cœur est un hibou, Aubusson, Cité Internationale de la Tapisserie, 2023  
     
  • Fleurs de serres et colibris

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Bascoulergue. Avec son bolduc signé, n°3/6. Circa 1975.
           
    D’abord affichiste, puis artiste-ethnographe pendant la guerre, Perrot commence son oeuvre de peintre-cartonnier à l’issue de celle-ci : il concevra près de 500 cartons, obtenant de nombreuses commandes de l’Etat (33 cartons, Perrot est le cartonnier du XXe siècle le plus représenté dans les collections du Mobilier National !), la plupart tissées à Aubusson. Son style éminemment décoratif et chatoyant est très caractéristique :  traité en aplats (sans chinés, sans piqués) un foisonnement d’animaux (d’oiseaux le plus souvent), se détache, sans perspective, sur un fond végétal, dans le goût des tapisseries mille-fleurs médiévales.   L’hymne à la Nature, au plein air, est parfois tempéré chez Perrot, le titre de notre carton en témoigne : notre carton, au sujet exotique, n’est pas si éloigné néanmoins des “simples” par exemple.   Bibliographie : Tapisserie, dessins, peintures, gravures de René Perrot, Dessein et Tolra, 1982 Cat. Expo. René Perrot, mon pauvre cœur est un hibou, Aubusson, Cité Internationale de la Tapisserie, 2023
  • Messidor

       
    Tapisserie tissée par un lissier Ch. G. pour AMI/Ami de la Paix. Circa 1945.
          L’histoire est connue : à la suite de la commande des « 4 parties du Monde » destinées à être tissées aux Gobelins, Dubreuil est l’un des 3 artistes, avec Gromaire et Lurçat, à avoir été envoyés par Guiillaume Janneau, administrateur des Manufactures Nationales, à Aubusson fin 1939, pour rénover la production de tapisserie locale (avec la commande d’une tenture sur le thème des Jardins). S’il partage les conceptions de Lurçat sur l’influence que doit produire la tapisserie médiévale pour revitaliser le médium, ses cartons, foisonnants et résolument naturalistes (sans l’onirisme d’un Coutaud par exemple), l’éloignent de son confrère, au profit d’une proximité avec l’œuvre de Maingonnat.   Notre tapisserie témoigne de la collaboration de Dubreuil avec l’A.R.T. (atelier de rénovation de la tapisserie) d’Antoine Behna (dont Janneau, en discrédit pour son rôle joué pendant la Guerre, était le conseiller artistique et technique). Le registre, allégorique, le traitement, académique, témoigne du classicisme de Dubreuil : pour Behna, il donna aussi « Vendémiaire », Vera « Fructidor » et aussi 4 tapisseries des Saisons, tous sujets éminemment traditionnels en Tapisserie.   Bibliographie : G. Janneau, A. Behna, Tapisseries de notre temps, 1950, n°71
  • Le verveux

      Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Tabard. Avec son bolduc déchiré, signé, daté, tirage n°1. 1947.              
  • Composition aux cercles bleus

        Tapisserie tissée par l'atelier de Saint-Cyr. N°II/VI. Circa 1970.     Artiste abstraite autodidacte, Caroline Lonchambon est restée en marge des canaux officiels ou commerciaux de médiatisation de ses réalisations. Son œuvre tissée, souvent faite de cercles (et influencée par Kupka), hésite entre la traduction de l’infiniment grand (« Parcelles de Cosmos ») et le regard microscopique (« Atomes messagers de joie »). Elle a, en général, été tissée par l’atelier de Saint-Cyr de Pierre Daquin.  
  • Farfadet

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé de l’artiste, n°2/4. 1958.
        Après l’habituel passage par la décoration murales dans les années 30, Jullien vient à Aubusson en 1936, se lie à Picart le Doux en 1947 et devient membre de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Il se consacre alors à la tapisserie avec zèle et réalisera 167 cartons, d’abord figuratives, à la suite de Picart le Doux et de Saint-Saëns, puis sous l’influence des thèmes scientifiques abordés, il évolue vers l’abstraction. En 1981, deux ans avant sa mort, il fait don de son atelier au Musée départemental de la tapisserie à Aubusson. Témoignage de l’imagination (de l’imaginaire) fantaisiste et malicieuse de Jullien, notre « Farfadet » (qui n’en a que le nom, plus Pégase que feu follet) invite à une relecture de thèmes folkloriques venus du fond des âges, pour lequel l’artiste avait une forte inclination.   Bibliographie : Cat. Expo. Hommage à Louis-Marie Jullien, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1983  
  • Bocage II

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Avec son bolduc, n°4/6. Circa 1970.
          Perrot commence son oeuvre de cartonnier à l'issue de la guerre, réalisant près de 500 cartons, avec de nombreuses commandes de l'Etat (33 cartons, Perrot est le cartonnier du XXe siècle le plus représenté dans les collections du Mobilier National !), la plupart tissées à Aubusson. Son style éminemment décoratif et chatoyant est très caractéristique :  un foisonnement de papillons ou d'oiseaux , le plus souvent,  se détache sur un fond végétal, dans le goût des tapisseries mille-fleurs (dont s'inspirera aussi Dom Robert). Carton foisonnant typique de René Perrot : Oiseaux et végétation se conjuguent  ici pour donner la vision de l’artiste d’un écosystème particulier. La tapisserie existe  en un autre modèle, moins grand, sans la bande d’oiseaux de droite.   Bibliographie : Tapisserie, dessins, peintures, gravures de René Perrot, Dessein et Tolra, 1982 reproduit p.69 (comme « le bocage ») Cat. Expo. René Perrot, mon pauvre cœur est un hibou, Aubusson, Cité Internationale de la Tapisserie, 2023
     
  • Le ruffian

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Picaud. Avec son bolduc signé, n°1/8. Circa 1970.
             
  • Tapis de jardin

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Simone André. 1953.
        Après l’habituel passage par la décoration murales dans les années 30, Jullien vient à Aubusson en 1936, se lie à Picart le Doux en 1947 et devient membre de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Il se consacre alors à la tapisserie avec zèle et réalisera 167 cartons, d’abord figuratives, à la suite de Picart le Doux et de Saint-Saëns, puis sous l’influence des thèmes scientifiques abordés, il évolue vers l’abstraction. En 1981, deux ans avant sa mort, il fait don de son atelier au Musée départemental de la tapisserie à Aubusson. La mise en abyme (la tapisserie intitulée « tapis »), le traitement fantaisiste (le chat malicieux), la perspective niée (le rectangle de jardin mis à plat), les échos à ses confrères (dom Robert, Picart le Doux) font de ce carton lyrique une synthèse des préoccupations d’alors de l’artiste.   Bibliographie : Cat. Expo. Hommage à Louis-Marie Jullien, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1983  
Aller en haut