Camargue

 

 

Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Braquenié.
Avec son bolduc.
Circa 1960.

 

Graveur de formation (Prix de Rome de la gravure en taille douce en 1942), Jean Louis Viard réalise ses premiers cartons au milieu des années 50. D’abord figuratif (il travaille alors avec Picart Le Doux), il emprunte ensuite la pente naturelle de nombreux peintres -cartonniers (la même que Matégot, Tourlière ou Prassinos,…) en évoluant vers l’abstraction. Il réalise des dizaines de cartons jusque dans les années 2000, parallèlement à son travail de peintre et graveur, mais en manifestant intérêt particulier pour les matières et les textures, à l’instar des partisans de la «Nouvelle Tapisserie» dont Pierre Daquin, qui le tissa, fut l’un des protagonistes majeurs.  Ses thèmes, parfois métaphysiques (« Mémoires », « Destins »,….) brassent larges, de l’infini astronomique (« ténèbres solaires »), au minuscule cellulaire (« Mutation végétale ») : une œuvre profuse et variée en somme, régulièrement exposée à la Demeure, dans divers salons ou expositions particulières, et plus significativement au salon Comparaison dont il fut le responsable de la section Tapisseries.

 

Le thème des chardons, du soleil, du cheval camarguais est un leitmotiv des débuts de l’artiste (cf. ses tapisseries mécaniques [à ne pas confondre avec notre tapisserie, tissée à la main chez Braquenié] « Soleil sur les chardons », « Chardon de Camargue »), alors encore proche, dans ses thèmes et sa manière, de Picart le Doux.