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"On comprendra maintenant qu'après avoir fondé une peinture sur l'amour de la tapisserie, il était pour moi relativement facile, et bien tentant, de bâtir une tapisserie qui soit fidèle à ma peinture" dira l'artiste dans le catalogue d'exposition de la Galerie Verrière de 1970. Ce n'est qu'en 1961 qu'il commence à réaliser des cartons (plus d'une cinquantaine), à la fois pour la tapisserie de lisse (à Aubusson, mais aussi au Mobilier National, avec parfois le concours de Pierre Baudouin), mais aussi pour la technique du petit point. On retrouve dans notre carton la palette très audacieuse de l'artiste faite de couleurs primaires, ainsi que, thématiquement, la conjonction de l’intérêt de Lapicque, à cette époque, pour les félins, et pour l’Antiquité : évocation d’une espèce disparue, dans des vestiges en ruines qu’ils animaient lors des jeux antiques. Bibliographie : Cat. Expo.Lapicque tapisseries, Paris, Galerie Villand et Galanis, 1964-1965, ill. Cat. Expo.Lapicque, Lyon, Galerie Verrière, 1970Tapisserie au petit point. Avec son bolduc signé. 1964.
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Armoire longue
Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Tabard. Avec son bolduc. Circa 1950. -
Composition
Peintre-cartonnier, maître-lissier, directeur de la manufacture Hamot à Aubusson, ayant notamment tissé Sheila Hicks : la variété des talents d’Hecquet est indéniable. Son œuvre de peintre-cartonnier, débutée à la fin des années 60, reste néanmoins méconnue, comme celles de nombre de ses pairs de même génération. Il montre ici tout son intérêt pour la Nouvelle Tapisserie, notamment par l’usage de techniques variées.Tapisserie probablement tissée à Aubusson dans l'atelier Hecquet. Circa 1980. -
Les lumières du silence
D'abord sculpteur, utilisant les matériaux les plus divers (acier, béton, céramique,...), Borderie se découvre une passion pour la tapisserie dans les années 50, faisant tisser son premier carton en 1957. Encouragé par Denise Majorel, il reçoit en 1962 le Grand Prix National de la Tapisserie. En 1974, il est nommé directeur de L'Ecole Nationale des Arts Décoratifs d'Aubusson, dont il démissionnera très rapidement. Il a réalisé près de 500 cartons peints, abstraits, aux formes simples, dégradées dans une gamme de couleurs réduite, avec des tissages à gros points. Abstraction dynamique, gamme chromatique entre orange et marron, mêmes préoccupations autour de la lumière (et de l’ombre) que dans « les armes de la lumière » (et que chez Matégot) : un carton classique d’André Borderie. Bibliographie : Cat. Expo. André Borderie “pour l’homme simplement”, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1998 Cat. Expo. André Borderie et la tapisserie d’Aubusson, Aubusson, Manufacture Saint-Jean, 2018Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé de l'artiste, n°1/4. Circa 1970. -
Camargue
Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Braquenié. Avec son bolduc. Circa 1960.Graveur de formation (Prix de Rome de la gravure en taille douce en 1942), Jean Louis Viard réalise ses premiers cartons au milieu des années 50. D’abord figuratif (il travaille alors avec Picart Le Doux), il emprunte ensuite la pente naturelle de nombreux peintres -cartonniers (la même que Matégot, Tourlière ou Prassinos,…) en évoluant vers l’abstraction. Il réalise des dizaines de cartons jusque dans les années 2000, parallèlement à son travail de peintre et graveur, mais en manifestant intérêt particulier pour les matières et les textures, à l’instar des partisans de la «Nouvelle Tapisserie» dont Pierre Daquin, qui le tissa, fut l’un des protagonistes majeurs. Ses thèmes, parfois métaphysiques (« Mémoires », « Destins »,….) brassent larges, de l’infini astronomique (« ténèbres solaires »), au minuscule cellulaire (« Mutation végétale ») : une œuvre profuse et variée en somme, régulièrement exposée à la Demeure, dans divers salons ou expositions particulières, et plus significativement au salon Comparaison dont il fut le responsable de la section Tapisseries. Le thème des chardons, du soleil, du cheval camarguais est un leitmotiv des débuts de l’artiste (cf. ses tapisseries mécaniques [à ne pas confondre avec notre tapisserie, tissée à la main chez Braquenié] « Soleil sur les chardons », « Chardon de Camargue »), alors encore proche, dans ses thèmes et sa manière, de Picart le Doux. -
Jazz rouge
« Je me suis intéressé à la tapisserie surtout parce que j’étais excité par la technique du carton numéroté qui consiste à fabriquer une image colorée mentale à l’aide d’un code…..La tapisserie est un exercice essentiel. Telle que je l’ai pratiquée, c’est peut-être une volonté de mettre en question les moindres détails d’une oeuvre faite sur un plan à deux dimensions » (propos recueillis dans Cat. Exp. Prassinos, rétrospective de l’oeuvre peint et dessiné, Puyricard, 1983) Voilà pour le credo. C’est en 1951 que Prassinos réalise ses premiers cartons (la plupart, 150 environ, seront tissés par l’atelier Goubely) ; puis il rejoint l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Après quelques cartons sur le thème des oiseaux, Prassinos, comme d’autres artistes proches de Lurçat pourtant (Matégot, Wogensky,…), orientera résolument la tapisserie vers l’abstraction, dans un style personnel fait de formes sinueuses imbriquées, dans des tons contrastés (souvent dans une gamme de couleurs noir-rouge-marron-beige). “Jazz rouge” (comme son écho plus petit “Jazz jaune”) date de 1972 : l’art de Prassinos est alors en pleine évolution; on retrouve néanmoins dans notre carton sa manière caractéristique des années 60, faite de forms abstraites, complexes et imbriquées. Le titre l’inspirant l’éloigne des plus habituelles références à la mythologie, l’art classique ou le théâtre shakespearien. Bibliographie : Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries monumentales, abbaye de Montmajour, Arles, 1974 Mario Prassinos, œuvre tissé, La Demeure, 1974, n°133 (ill.) Cat. Expo. Mario Prassinos, Tapisseries, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1984, ill. p.12 Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1988Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Goubely. Avec son bolduc signé, n°1/6. 1972. -
la lune, l'oiseau, le jardin
"Je me suis intéressé à la tapisserie surtout parce que j'étais excité par la technique du carton numéroté qui consiste à fabriquer une image colorée mentale à l'aide d'un code.....La tapisserie est un exercice essentiel. Telle que je l'ai pratiquée, c'est peut-être une volonté de mettre en question les moindres détails d'une oeuvre faite sur un plan à deux dimensions" (propos recueillis dans Cat. Exp. Prassinos, rétrospective de l'oeuvre peint et dessiné, Puyricard, 1983) Voilà pour le credo. C'est en 1951 que Prassinos réalise ses premiers cartons (la plupart, 150 environ, seront tissés par l'atelier Goubely); puis il rejoint l'A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Après quelques cartons sur le thème des oiseaux, Prassinos, comme d'autres artistes proches de Lurçat pourtant (Matégot, Wogensky,...), orientera résolument la tapisserie vers l'abstraction, dans un style personnel fait de formes sinueuses imbriquées et de tons contrastés (souvent dans une gamme de couleurs noir-rouge-marron-beige). Ce carton (dont le titre constitue un véritable inventaire descriptif), s’il reprend (peut-être ?) des choses vues, aboutit aux formes complexes, imbriquées et abstraites habituelles à l’artiste. La gamme chromatique, rare (et éloignée des teintes chaudes habituelles) n’est pas unique pour autant, comme en témoigne “duo lunaire” de 1968. Bibliographie : Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries monumentales, abbaye de Montmajour, Arles, 1974 Mario Prassinos, œuvre tissé, La Demeure, 1974, n°65 Cat. Expo. Mario Prassinos, Tapisseries , Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1984 Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1988Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Goubely. Avec son bolduc signé, n°2/4. 1965. -
Le combat de coqs
Adnet, à la tête de la Compagnie des Arts Français depuis 1928, souhaite redonner à la Tapisserie une place éminente dans le décor intérieur, en n’imitant pas la Peinture, et en se contraignant aux tons comptés (dans une démarche parallèle à celle de Lurçat, mais sans le carton numéroté). Il sollicite pour cela, pendant la Guerre, Coutaud, Planson, ou Brianchon, ses amis peintres (qui, du reste, seraient bientôt sollicités par les Manufactures Nationales) : “nous avons voulu démontrer que la tapisserie contemporaine trouve sa place dans un ensemble et peut aider efficacement à l’ambiance d’une pièce” (L. Chéronnet, Jacques Adnet, Art et Industrie, 1948). La compagnie des Arts Français organisa jusqu’en 1946 des expositions de tapisseries dans ses locaux : c’est à cette occasion qu’est exposée notre oeuvre de Tal-Coat. « Le combat de coqs » apparaît ici comme une exception (en plus d’une rareté, c’est la première tapisserie de l’artiste, peut-être la seule ?) : les thèmes habituels tissés pour la C.A.F. renvoient le plus souvent à un univers aimable, qui se veut l’illustration du grand goût « à la française ». Rien de tel chez Tal-Coat, où les convulsions de l’époque apparaissent ici de façon assez transparente, dans une thématique qui restera chez lui presque absente en peinture. Bibliographie : Art et décoration, 1946.3, ill.Tapisserie d’Aubusson tissée dans l'atelier Pinton pour la Compagnie des Arts Français. 1946.








