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Maternité
Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Four. Avec son bolduc signé, n°5/6. Circa 2000. La Manufacture Four a sollicité différents artistes vivants (au premier rang desquels Toffoli ou Lartigaud) afin de les tisser : une dimension nouvelle est ainsi conférée à la production picturale de Raya-Sorkine, à la forte expressivité lyrique et aux vibrantes couleurs. Bibliographie : R. Guinot, la tapisserie d’Aubusson et de Felletin, Lucien Souny, 2009, ill. p.161 -
Tapis de sol
Tapis/Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Goubely. 1959.Familiarisé dès sa formation dans l’atelier de Bissière avec l’art mural (décors à l’Exposition de 1937), puis aux arts appliqués, en lien surtout avec l’art sacré (cartons de vitraux, ornements liturgiques,…), Manessier va réaliser son premier carton en 1947. Déçu par les premiers résultats, trop secs et précis, il se tourne dans les années 50 vers l’atelier Plasse le Caisne. Usant d’une technique différente qui permet contraste de points, jeux de matière, différences de relief,…et une plus grande latitude d’interprétation pour le lissier, dans un dialogue très fourni avec le cartonnier, Plasse le Caisne va dès lors tisser la plupart des tapisseries de Manessier, parfois de très vastes dimensions (« Chant Grégorien » pour la Maison de la Radio,…), parfois constitutives d’un cycle (les 12 « Cantiques spirituels de Saint jean de la Croix),…. Œuvre très singulière chez Manessier : de par sa fonction, un tapis, mais tissé au point d’Aubusson dans l’atelier Goubely (leur seule collaboration) ; une pièce unique, commandée par Myriam Prévot, co-directrice de la Galerie de France, qui présentait alors la plupart des peintres de la non-figuration et de l’abstraction lyrique (et consacra notamment 7 expositions personnelles à Manessier), pour la décoration de son appartement du quai d’Anjou : un témoignage donc de la proximité d’un artiste avec la galeriste le défendant. Bibliographie : Cat. Expo. Manessier, oeuvre tissé, Eglise du château de Felletin, 1993 (reproduit p.39) -
Fleur de roc
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. n°2/4. Circa 1970.D’abord sculpteur, utilisant les matériaux les plus divers (acier, béton, céramique,…), Borderie se découvre une passion pour la tapisserie dans les années 50, faisant tisser son premier carton en 1957. Encouragé par Denise Majorel, il reçoit en 1962 le Grand Prix National de la Tapisserie. En 1974, il est nommé directeur de L’Ecole Nationale des Arts Décoratifs d’Aubusson, dont il démissionnera très rapidement. Il a réalisé près de 500 cartons peints, abstraits, aux formes simples, dégradées dans une gamme de couleurs réduite, avec des tissages à gros points. Abstraction dynamique, gamme chromatique entre orange et marron, modèles abstraits jouant sur les effets plastiques de la lumière à travers les couleurs : un carton classique d’André Borderie. Bibliographie : Cat. Expo. André Borderie “pour l’homme simplement”, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1998 J.J. et B. Wattel, André Borderie et la tapisserie d'Aubusson, Editions Louvre Victoire, 2018,reproduit p.22 -
Vent de sable
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé de l'artiste, n°EA/2. Circa 1970.D’abord sculpteur, utilisant les matériaux les plus divers (acier, béton, céramique,…), Borderie se découvre une passion pour la tapisserie dans les années 50, faisant tisser son premier carton en 1957. Encouragé par Denise Majorel, il reçoit en 1962 le Grand Prix National de la Tapisserie. En 1974, il est nommé directeur de L’Ecole Nationale des Arts Décoratifs d’Aubusson, dont il démissionnera très rapidement. Il a réalisé près de 500 cartons peints, abstraits, aux formes simples, dégradées dans une gamme de couleurs réduite, avec des tissages à gros points. Abstraction dynamique, gamme chromatique entre orange et marron, modèles abstraits jouant sur les effets plastiques de la lumière à travers les couleurs : un carton classique d’André Borderie. Bibliographie : Cat. Expo. André Borderie “pour l’homme simplement”, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1998 J.J. et B. Wattel, André Borderie et la tapisserie d'Aubusson, Editions Louvre Victoire, 2018 -
D'or et d'ombre
D’abord sculpteur, utilisant les matériaux les plus divers (acier, béton, céramique,…), Borderie se découvre une passion pour la tapisserie dans les années 50, faisant tisser son premier carton en 1957. Encouragé par Denise Majorel, il reçoit en 1962 le Grand Prix National de la Tapisserie. En 1974, il est nommé directeur de L’Ecole Nationale des Arts Décoratifs d’Aubusson, dont il démissionnera très rapidement. Il a réalisé près de 500 cartons peints, abstraits, aux formes simples, dégradées dans une gamme de couleurs réduite, avec des tissages à gros points. On trouve ici les mêmes préoccupations autour de la lumière (et de l’ombre) que dans « les armes de la lumière » (et que chez Matégot). Borderie est alors tissé aussi par d’autres ateliers que Legoueix à Aubusson, Rado, Daquin et, plus confidentiel, Chartron à Angers (qui tissa notamment Jorj Morin). Bibliographie : Cat. Expo. André Borderie “pour l’homme simplement”, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1998 Cat. Expo. André Borderie et la tapisserie d’Aubusson, Aubusson, Manufacture Saint-Jean, 2018Tapisserie tissée par l’atelier Cartron. Avec son bolduc signé de l'artiste, n°1/1. Circa 1970. -
Voleur de soleil
D'abord sculpteur, utilisant les matériaux les plus divers (acier, béton, céramique,...), Borderie se découvre une passion pour la tapisserie dans les années 50, faisant tisser son premier carton en 1957. Encouragé par Denise Majorel, il reçoit en 1962 le Grand Prix National de la Tapisserie. En 1974, il est nommé directeur de L'Ecole Nationale des Arts Décoratifs d'Aubusson, dont il démissionnera très rapidement. Il a réalisé près de 500 cartons peints, abstraits, aux formes simples, dégradées dans une gamme de couleurs réduite, avec des tissages à gros points. Abstraction dynamique, gamme chromatique entre orange et marron, mêmes préoccupations autour de la lumière (et de l’ombre) que dans « les armes de la lumière » (et que chez Matégot): un carton classique d’André Borderie. Bibliographie : Cat. Expo. André Borderie “pour l’homme simplement”, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1998 Cat. Expo. André Borderie et la tapisserie d’Aubusson, Aubusson, Manufacture Saint-Jean, 2018Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé de l'artiste, n°5/6. Circa 1970. -
Eaux vives
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé de l'artiste, n°1/6. Circa 1970.D’abord sculpteur, utilisant les matériaux les plus divers (acier, béton, céramique,…), Borderie se découvre une passion pour la tapisserie dans les années 50, faisant tisser son premier carton en 1957. Encouragé par Denise Majorel, il reçoit en 1962 le Grand Prix National de la Tapisserie. En 1974, il est nommé directeur de L’Ecole Nationale des Arts Décoratifs d’Aubusson, dont il démissionnera très rapidement. Il a réalisé près de 500 cartons peints, abstraits, aux formes simples, dégradées dans une gamme de couleurs réduite, avec des tissages à gros points. Malgré ses couleurs chaudes et ses formes lyriques (notamment cette accolade verticale, comme des remous aquatiques), « Eaux vives » reste singulière dans l’œuvre de Borderie : l’habituelle homogénéité chromatique est altérée par ce frappant ovale rouge central. Bibliographie : Cat. Expo. André Borderie “pour l’homme simplement”, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1998 J.J. et B. Wattel, André Borderie et la tapisserie d'Aubusson, Editions Louvre Victoire, 2018 -
Composition
Tapisserie, probablement d'Aubusson. Circa 1970.Si le passage à l’abstraction s’opère chez Lanskoy à partir des années 40, ses premiers cartons datent des années 50 : ils seront donc tous abstraits. D’abord tissé à Aubusson chez Picaud, il donne ensuite la plupart de ses cartons à Maurice Chassagne (dont aucune marque d’atelier, ni bolduc ne figurent jamais sur les tapisseries qu’il a tissées), mais il fut aussi tissé aux Manufactures Nationales, et « Consolation » orna le paquebot « France », preuve de l’inscription de l’artiste dans l’histoire de l’art français. Protagoniste majeur de l’abstraction lyrique, défendu par les principales galeries de l’époque (Jeanne Bucher, Louis Carré), Lanskoy, dont la peinture foisonnante s’épanouit parfois en fééries de couleurs (les roses, les mauves, les oranges… ont régulièrement droit de cité) parvient à se passer de ses caractéristiques empâtements lorsqu’il s’agit d’être tissé. De même, le lyrisme des formes y apparaît souvent plus contenu. -
Nymphes et chasseurs
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Pinton pour la Compagnie des Arts Français. 1941.La place d’André Planson dans l’histoire de la tapisserie est liée au rôle que voulût lui donner Jacques Adnet dans le cadre de la synthèse des arts prônée au sein de la Compagnie des Arts Français, dont il était directeur. Dès 1941, Adnet sollicite plusieurs peintres (Brianchon, Vera,…. et Planson) afin de réaliser des cartons de tapisserie, en lien avec le mobilier et l’architecture intérieure : “nous avons voulu démontrer que la tapisserie contemporaine trouve sa place dans un ensemble et peut aider efficacement à l’ambiance d’une pièce” (L. Chéronnet, Jacques Adnet, Art et Industrie, 1948). La compagnie des Arts Français organisa tout au long des années 40 des expositions de tapisserie dans ses locaux. Ces vélléités décoratives, importantes pour le renouveau de la Tapisserie, restent cependant éloignées des préoccupations de Lurçat et de ses épigones. Le style aimable et joyeux (qu’on songe aux réalisations contemporaines de Lurçat ou de Gromaire) de la Compagnie apparaît pleinement dans ce carton de 1941, qui réactualise les thèmes traditionnels de la tapisserie, à mi-chemin entre scène de chasse et plaisirs champêtres, dans une volonté de renouveau du grand goût décoratif. Si certaines innovations techniques de l’école de Lurçat sont déjà assimilées (tons comptés, gros point,…), on remarque que cette volonté décorative est encore influencée par la technique picturale (utilisation de la perspective, des dégradés dans les chairs,…) -
Composition
Peintre malheureusement quelque peu oublié aujourd’hui, bien qu’il fût l’un des premiers abstraits libanais, Assem Stétié (il est le frère du plus connu poète et critique Saleh Stétié, proche lui-même de nombreux artistes) a mené une œuvre personnelle à la fois lyrique et maîtrisée, faite de signes de couleurs pures, une forme de calligraphie personnelle, particulièrement dans les années 70, dont nous pouvons dater notre tapisserie.Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Caron. Circa 1970. -
La cage aux oiseaux
Tapisserie d’Aubusson tissée dans les ateliers Pinton. Avec son bolduc, n°1/6. Circa 1980.Bien que dessinateur de soieries dans sa jeunesse, et concepteur de tableaux de grand format servant de manifestes lors d’expositions (« la peste en Beauce » de 1953 mesurait par exemple 250 x 360 cm), l’intérêt de Lorjou pour la tapisserie fut tardif : peut-être considérait-il la rudesse et la robustesse de son style inappropriés au tissage (ses proches, d’ailleurs, Rebeyrolle, Mottet, Sébire, … ne seront eux-mêmes jamais tissés). Dans les années 70 son style devient plus onirique et moins expressionniste : c’est alors qu’il donnera des cartons pour l’atelier Pinton. La gamme chromatique, les motifs d’oiseaux, sont caractéristiques du Lorjou des années 70 ; la matière des tableaux est restituée en tapisserie par les différences de points de tissage. -
L'oiseau de feu
Tapisserie d’Aubusson tissée dans les ateliers Pinton. Avec son bolduc signé. 1963.Attiré par les grandes surfaces, sous l’influence d’Untersteller à l’Ecole des Beaux-Arts, Hilaire a exécuté de nombreuses peintures murales. Logiquement, il a réalisé, à partir de 1949, en même temps que de nombreux artistes, stimulés par Lurçat (il fera partie à ses côtés de l’A.P.C.T., Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie), de nombreux cartons (quelques dizaines), dont certains ont été tissés à Beauvais ou aux Gobelins. « L’oiseau de feu » témoigne d’une veine dynamique assez rare chez Hilaire, dont les serres ou les forêts sont plus connues : son style fracturé, kaléidoscopique se prête admirablement pourtant à l’expression du mouvement. Bibliographie : Cat. Expo., Hilaire, oeuvre tissé, galerie Verrière, 1970, ill. Cat. Expo. Hilaire, du trait à la lumière, Musée Départemental Georges de la Tour, Vic-sur-Seille, 2010. -
Sérénade
Tapisserie d’Aubusson tissée dans les ateliers Pinton. Circa 1950.Attiré par les grandes surfaces, sous l’influence d’Untersteller à l’Ecole des Beaux-Arts, Hilaire a éxécuté de nombreuses peintures murales. Logiquement, il a réalisé, à partir de 1949, en même temps que de nombreux artistes, stimulés par Lurçat (il fera partie à ses côtés de l’A.P.C.T., Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie), de nombreux cartons (quelques dizaines), dont certains ont été tissés à Beauvais ou aux Gobelins. Notre tapisserie est probablement l’un des premiers cartons d’Hilaire, à une époque où la figure humaine était encore omniprésente (avant qu’elle ne disparaisse presque complètement vers 1960), et où il répondait à de nombreuses commandes publiques : notre sérénade champêtre renvoie au »Quatuor », carton de 1950 tissé chez Pinton pour le Mobilier National. Bibliographie : Cat. Expo., Hilaire, oeuvre tissé, galerie Verrière, 1970 Cat. Expo. Hilaire, du trait à la lumière, Musée Départemental Georges de la Tour à Vic-sur-Seille, 2010. -
Camargue
Tapisserie d’Aubusson tissée dans les ateliers Pinton. Bolduc signé de l’artiste, n°4/6. 1963.Attiré par les grandes surfaces, sous l’influence d’Untersteller à l’Ecole des Beaux-Arts, Hilaire a éxécuté de nombreuses peintures murales. Logiquement, il a réalisé, à partir de 1949, en même temps que de nombreux artistes, stimulés par Lurçat (il fera partie à ses côtés de l’A.P.C.T., Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie), de nombreux cartons (quelques dizaines), dont certains ont été tissés à Beauvais ou aux Gobelins. On retrouve son style figuratif cubisant (qui confine parfois à l’abstraction) dans ses cartons de tapisserie : dans le nôtre, mais aussi par exemple dans celui réalisé pour le Salon Fontainebleau du Paquebot France, “Sous-bois “(190 x 988 cm, tissage Pinton, reproduit dans Armelle Bouchet Mazas, le paquebot France, Paris, 2006, p.169), où formes et couleurs sont fragmentées de façon kaléidoscopique. “Camargue” est reproduit dans le classeur “Tapisserie d’Aubusson” édité par la Chambre de commerce et d’Industrie de Guéret au début des années 80 pour illustrer le savoir-faire des ateliers d’Aubusson.Bibliographie : Cat. Expo., Hilaire, oeuvre tissé, galerie Verrière, 1970 (reproduite) Cat. Expo. Hilaire, du trait à la lumière, Musée Départemental Georges de la Tour à Vic-sur-Seille, 2010. -
Treilles
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Pinton pour Leleu. Avec son bolduc. 1964.Attiré par les grandes surfaces, sous l’influence d’Untersteller à l’Ecole des Beaux-Arts, Hilaire a éxécuté de nombreuses peintures murales. Logiquement, il a réalisé, à partir de 1949, en même temps que de nombreux artistes, stimulés par Lurçat (il fera partie à ses côtés de l’A.P.C.T., Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie), de nombreux cartons (quelques dizaines), dont certains ont été tissés à Beauvais ou aux Gobelins. Notre tapisserie figurait dans la salle à manger de la villa Médy Roc, au Cap d’Antibes, dont l’emménagement et les décors furent réalisés par la maison Leleu, à partir de 1957 ; à cette occasion, poursuivant les recherches de Jacques Adnet sur les imbrications entre architecture, mobilier et tapisserie, articulées sous la houlette d’un ensemblier, on souhaitait, chez Leleu, entretenir la tradition d’un grand goût « à la française », magnifié par les savoir-faire des meilleurs représentants des arts décoratifs de l’époque. C’est dans cette filiation avouée que fut d’abord placé, du même Hilaire, un « Jardin à la française » dans la salle à manger, avant qu’en 1964, notre tapisserie l’y rejoigne, conjuguant les traditionnelles treilles à des oiseaux largement empreints d’exotisme. Les 2 tapisseries apparaissent dans « les seins de glace », film de Lautner avec Delon, Brasseur et Mireille Darc, tourné sur place. Provenance : villa Médy Roc, Cap d’Antibes Bibliographie : Cat. Expo., Hilaire, oeuvre tissé, galerie Verrière, 1970 Cat. Expo. Hilaire, du trait à la lumière, Musée Départemental Georges de la Tour à Vic-sur-Seille, 2010. -
Les nymphéas
Tapisserie d’Aubusson tissée dans les ateliers Pinton pour la galerie Verrière. Avec son bolduc, n°4/6. 1968.Attiré par les grandes surfaces, sous l’influence d’Untersteller à l’Ecole des Beaux-Arts, Hilaire a exécuté de nombreuses peintures murales. Logiquement, il a réalisé, à partir de 1949, en même temps que de nombreux artistes, stimulés par Lurçat (il fera partie à ses côtés de l’A.P.C.T., Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie), de nombreux cartons (quelques dizaines), dont certains ont été tissés à Beauvais ou aux Gobelins. Hilaire s’approprie le sujet, préempté par Monet, dans son style cubisant (et tendant vers l’abstraction) habituel, fait de lignes et de formes circulaires à la gamme chromatique bleue et verte exaltée. Sa passion pour l’horticulture, à laquelle il se destinait dans sa jeunesse, est ici comme un écho de celle de Monet à Giverny.Bibliographie : Cat. Expo., Hilaire, oeuvre tissé, galerie Verrière, 1970, ill. Cat. Expo. Hilaire, du trait à la lumière, Musée Départemental Georges de la Tour à Vic-sur-Seille, 2010. -
Soleil levant
Tapisserie tissée par l'atelier de Saint-Cyr. Avec son bolduc signé, n°I/VI. Circa 1970. -
Concert champêtre
Tapisserie au petit point. Circa 1965.“On comprendra maintenant qu’après avoir fondé une peinture sur l’amour de la tapisserie, il était pour moi relativement facile, et bien tentant, de bâtir une tapisserie qui soit fidèle à ma peinture” dira l’artiste dans le catalogue d’exposition de la Galerie Verrière de 1970. Ce n’est qu’en 1961 qu’il commençe à réaliser des cartons (plus d’une cinquantaine), à la fois pour la tapisserie de lisse (à Aubusson, mais aussi au Mobilier National, avec parfois le concours de Pierre Baudouin), mais aussi pour la technique du petit point. On retrouve dans ces cartons la palette très audacieuse de l’artiste faite de couleurs primaires ou ici, basée sur un rose très cru, avec une narration éparpillée entre le concert, principal, et la scène de chasse, en retrait. Provenance : Collection Elmina Auger Bibliographie : Cat. Expo. Lapicque Tapisseries, galerie Villand & Galanis, 1964-1965 Cat. Expo.Lapicque, Lyon, Galerie Verrière, 1970 -
Concert champêtre
Tapisserie d’Aubusson tissée dans l’atelier Picaud, pour la galerie Verrière de Lyon. Avec son bolduc signé de l’artiste; n°1/4. Circa 1970.“On comprendra maintenant qu’après avoir fondé une peinture sur l’amour de la tapisserie, il était pour moi relativement facile, et bien tentant, de bâtir une tapisserie qui soit fidèle à ma peinture” dira l’artiste dans le catalogue d’exposition de la Galerie Verrière de 1970. Ce n’est qu’en 1961 qu’il commençe à réaliser des cartons (plus d’une cinquantaine), à la fois pour la tapisserie de lisse (à Aubusson, mais aussi au Mobilier National, avec parfois le concours de Pierre Baudouin), mais aussi pour la technique du petit point. On retrouve dans ces cartons la palette très audacieuse de l’artiste faite de couleurs primaires ou ici, basée sur un rose très cru, avec une narration éparpillée entre le concert, principal, et la scène de chasse, en retrait. Bibliographie : Cat. Expo.Lapicque, Lyon, Galerie Verrière, 1970 -
La nuit
Claire Rado conçoit et tisse en 1964, dans son atelier à Suresnes, sa première tapisserie, qu’elle expose ensuite à la Galerie La Demeure. Elle tisse ses propres cartons, mais, comme Daquin ou Coffinet par exemple, transpose aussi les œuvres d’autrui (Soulages notamment, concernant Claire Rado). A ses premières tapisseries, abstraites, succèderont des figures monumentales tissées tandis que la chaîne, alentour, est laissée apparente. Tapisserie des débuts de l’artiste, où le dessin est au service de sa maîtrise technique.Tapisserie tissée par l’atelier Claire Rado. Avec son bolduc signé de l'artiste. Circa 1965. -
Composition
Claude Bleynie découvre la tapisserie avec Jean Picart le Doux en 1952. Il expose alors à la galerie La Demeure (dès 1958) et participe aux principales expositions consacrées à l’art mural. Son oeuvre tissée représente plus de 300 cartons, principalement édités par les ateliers Andraud. Bleynie, dans une veine plus abstraite (que l’on retrouve parfois aussi en tapisserie), a notamment dessiné des cartons de tapis destinés à l’appartement grand luxe “Ile de France” du paquebot “France”. Egalement décorateur de théâtre, Bleynie a conçu de nombreux cartons inspirés par la Danse, et animés de figures masquées et ailées, dans un esprit féérique.Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Andraud. Circa 1960. -
Composition
Proche de Bertholle et de Le Normand, avec lequel il réalise des fresques dans les années 40, Idoux donne son premier carton en 1946, et adhere à l’A.P.C.T. en 1951. Ses tapisseries, aux résonances géométriques et optiques harmonieusement rythmées (nous ne sommes qu’au début des années 50 !) sont un écho de ses realisations dans le domaine du vitrail (à Notre-Dame de Royan par exemple). Si le parcours d’Idoux en tapisserie est météorique (une vingtaine de cartons en une dizaine d’années), il atteindra néanmoins un point d’orgue officiel avec “Jardin Magique” et “Fée Mirabelle” tissées pour le salon des premières classes du paquebot “France” (“Jardin magique”est maintenant conservé à l’écomusée de Saint-Nazaire).Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Rivière des Borderies. Circa 1950. -
Argos
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Picaud. Avec son bolduc signé de l’artiste, n°1/4. 1971.Loewer réalise son premier carton en 1953; ses réalisations sont d’abord figuratives avant qu’il n’oblique (comme Matégot) vers l’abstraction, exclusivement géométrique chez Loewer. Il composera plus de 180 cartons, la plupart tissés par son ami Raymond Picaud. Vers 1971-1972, le style de Loewer devient plus épuré, avec des carrés moins nombreux, et des couleurs plus vives et bariolées. Comme souvent chez Loewer, notre tissage est unique. Bibliographie : Claude Loewer, l’évasion calculée : travaux de 1939 à 1993, catalogue raisonné des tapisseries de 1953 à 1974, Sylvio Acatos, Charlotte Hug, Walter Tschopp et Marc-Olivier Wahler, Artcatos, 1994, n°128 -
Galathée
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Picaud. Avec son bolduc signé de l’artiste, n°1/4. 1970.Loewer réalise son premier carton en 1953; ses réalisations sont d’abord figuratives avant qu’il n’oblique (comme Matégot) vers l’abstraction, exclusivement géométrique chez Loewer. Il composera plus de 180 cartons, la plupart tissés par son ami Raymond Picaud. Tissée en un seul exemplaire d’après le catalogue raisonné, « Galathée » est représentative du style de l’artiste vers 1970, dont le signe plastique récurrent devient le carré, utilisé en superpositions. Bibliographie : Claude Loewer, l’évasion calculée : travaux de 1939 à 1993, catalogue raisonné des tapisseries de 1953 à 1974, Sylvio Acatos, Charlotte Hug, Walter Tschopp et Marc-Olivier Wahler, Artcatos, 1994, n°120 -
Joyau
Tapisserie tissée par l’atelier Braquenié. Avec son bolduc, n°1. Circa 1975.Rare témoignage de la production tissée de l’artiste : on y retrouve ses agencements formels compliqués typiques. -
Cap d'Antibes, mistral
La manufacture Four reproduit en tapisserie, tissée à la main, certaines des grandes oeuvres de la peinture : ainsi Klee, Modigliani, Macke ou, ici, mONET ont été transcrits en laine, en reproduisant les nuances de matières et de touches des artistes.Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Four. Avec son bolduc, n°EA2/2. D'après une oeuvre de l'artiste de 1888, conservée au Museum of Fine Arts, Boston. -
Les perroquets
Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton pour le Moulin de Vauboyen. N°4/8. Circa 1970. -
L'oiseau bleu
Tapisserie d'Aubusson tissée par le mur du nomade. Avec son bolduc, n°EA. -
Oliviers avec ciel jaune et soleil
La manufacture Four reproduit en tapisserie, tissée à la main, certaines des grandes oeuvres de la peinture : ainsi Klee, Modigliani, Macke ou, ici, van Gogh ont été transcrits en laine, en reproduisant les nuances de matières et de touches des artistes.Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Four. Avec son bolduc, n°6/6. D'après une oeuvre de l'artiste de 1889, conservée au Minneapolis Institute of Arts. -
Henri, détail de "carton 28"
Dans les années 80, la tapisserie d’Aubusson est en perte de vitesse. Les pouvoirs publics élaborent alors un plan de relance de la Tapisserie, dont Daniel Riberzani sera l’un des bénéficiaires, en étant le premier boursier du Centre national des arts plastiques pour la tapisserie : à Aubusson, à l’ENAD, il découvre le médium, adopte, à ses débuts, le carton numéroté, noue des liens dans les ateliers… ; il recevra ensuite des commandes publiques, pour les Gobelins, pour l’espace Carpeaux de Courbevoie (« la Musique et la Danse », tapisserie de 160 m2 !),… Des séries thématiques, à l’aune de son oeuvre picturale, se succèdent : « paysages-évènements », « peintures intimes », « écritures », « cartons peints », …. Ces derniers, papiers collés et peints en 1993-1994, ont été conçus pour une éventuelle traduction textile (en tapisseries, en tapis, c’est selon) ; « Carton 28 », de 1993, est constitué de mots épinglés colorés, faisant office de bordure à un fond gris neutre central et, s’il n’y eut pas de « Tapis ou Tapisserie 28», l’artiste en fit tisser des détails, où "Henri" côtoie, fragmentaires, « éruption » et « soufre » : une tapisserie des marges. Bibliographie : Cat. Expo. Histoire d’une tapisserie ou la rencontre du cannibale et des carnassiers, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1984 Cat. Expo. Tapisseries – Cartons peints, Riberzani avec Bezard, Brandon, Four, Gachon, Scioria, Avallon, Collégiale Saint-Lazare, 1995 Gérard Denizeau, Riberzani peintures intimes 1989-1999, Inard Editions, 1999, repro. n°3, p.159 Daniel Riberzani Œuvres, 2014Tapisserie tissée à Aubusson par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé de l'artiste, n°1/6. 1993-1996. -
Composition
Proche de Matégot, Danielle Moser commença, à la suite de celui-ci, une collaboration avec la Manufacture de Tapisseries de Portalegre à partir de 1969. Ses cartons, dont les titres souvent renvoient à ses voyages, sont proches de ceux de Matégot au début des années 70, avec des harmonies chromatiques dépouillées (marrons, oranges, kakis…)mais elle n’ira, elle, jamais jusqu’à la géométrie.Tapisserie tissée par l'atelier Fino à Portalegre. Avec son bolduc de la galerie Suzy Langlois, n°1/6. Circa 1980. -
La huppe rouge
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Picaud. Avec son bolduc signé de l'artiste, n°3/6. Circa 1970.D’origine limousine (et fille du maître-verrier François Chigot), Delphine Bureau-Chigot a consacré une part importante de sa verve créatrice (elle était aussi peintre et pastelliste) à la réalisation de cartons de tapisseries (plus d’une centaine) tissés essentiellement par l’atelier Picaud, d’inspiration onirique souvent, où les animaux (oiseaux notamment) peuvent prendre une part importante. -
Kosmische Vision
Tapisserie d'Aubusson tissée par les ateliers Pinton frères. Bolduc. Circa 1970.Holger a été élève à l'Ecole Nationale d'Art Décoratif d'Aubusson, et a travaillé avec Lurçat avant la mort de celui-ci, en 1966. Il a réalisé de nombreux cartons oniriques tissés à Aubusson. Etabli aux Etats-Unis, il reste un infatigable défenseur, et témoin, de la tapisserie moderne, en organisant expositions et conférences sur le sujet. -
Sonnen-Vision (Soleils-Vision)
Tapisserie tissée par la Münchener Gobelin Manufaktur. Avec son bolduc signé de l'artiste. 1975.Holger a été élève à l’Ecole Nationale d’Art Décoratif d’Aubusson, et a travaillé avec Lurçat avant la mort de celui-ci, en 1966. Il a réalisé de nombreux cartons oniriques tissés à Aubusson. Etabli aux Etats-Unis, il reste un infatigable défenseur, et témoin, de la tapisserie moderne, en organisant expositions et conférences sur le sujet. Certains de ses cartons ont été tissés dans les 2 manufactures en activité en Allemagne, à Nuremberg et Münich, au point d’Aubusson. -
Feuer und Wasser (Feu et eau)
Tapisserie tissée par la Münchener Gobelin Manufaktur. Avec son bolduc signé de l'artiste. Circa 1970. Holger a été élève à l'Ecole Nationale d'Art Décoratif d'Aubusson, et a travaillé avec Lurçat avant la mort de celui-ci, en 1966. Il a réalisé de nombreux cartons oniriques tissés à Aubusson. Etabli aux Etats-Unis, il reste un infatigable défenseur, et témoin, de la tapisserie moderne, en organisant expositions et conférences sur le sujet. Certains de ses cartons ont été tissés dans les 2 manufactures en activité en Allemagne, à Nuremberg et Münich, au point d’Aubusson. -
Feu pour Law
Tapisserie d'Aubusson tissée par les ateliers Pinton frères. Avec son bolduc signé, n°1/6. Circa 1970.Holger a été élève à l'Ecole Nationale d'Art Décoratif d'Aubusson, et a travaillé avec Lurçat avant la mort de celui-ci, en 1966. Il a réalisé de nombreux cartons oniriques tissés à Aubusson. Etabli aux Etats-Unis, il reste un infatigable défenseur, et témoin, de la tapisserie moderne, en organisant expositions et conférences sur le sujet. -
Mond und Wasser (Lune et eau)
Tapisserie tissée par la Münchener Gobelin Manufaktur. Circa 1970.Holger a été élève à l'Ecole Nationale d'Art Décoratif d'Aubusson, et a travaillé avec Lurçat avant la mort de celui-ci, en 1966. Il a réalisé de nombreux cartons oniriques tissés à Aubusson. Etabli aux Etats-Unis, il reste un infatigable défenseur, et témoin, de la tapisserie moderne, en organisant expositions et conférences sur le sujet. Certains de ses cartons ont été tissés dans les 2 manufactures en activité en Allemagne, à Nuremberg et Münich, au point d’Aubusson. -
Soleil pour Maria Pia
Tapisserie d'Aubusson tissée par les ateliers Pinton frères. Avec son bolduc, n°1/3. Circa 1970. Holger a été élève à l’Ecole Nationale d’Art Décoratif d’Aubusson, et a travaillé avec Lurçat avant la mort de celui-ci, en 1966. Il a réalisé de nombreux cartons oniriques tissés à Aubusson. Etabli aux Etats-Unis, il reste un infatigable défenseur, et témoin, de la tapisserie moderne, en organisant expositions et conférences sur le sujet. -
Nachtsonne (Soleil de nuit)
Tapisserie tissée par la Münchener Gobelin Manufaktur. Avec son bolduc signé de l'artiste. Circa 1970.Holger a été élève à l’Ecole Nationale d’Art Décoratif d’Aubusson, et a travaillé avec Lurçat avant la mort de celui-ci, en 1966. Il a réalisé de nombreux cartons oniriques tissés à Aubusson. Etabli aux Etats-Unis, il reste un infatigable défenseur, et témoin, de la tapisserie moderne, en organisant expositions et conférences sur le sujet. Certains de ses cartons ont été tissés dans les 2 manufactures en activité en Allemagne, à Nuremberg et Münich, au point d’Aubusson. -
Chèvrefeuilles
Tapisserie d’Aubusson tissée dans l’atelier Goubely. Avec son bolduc signé de l’artiste, n°1. 1973. Moine bénédictin et enlumineur, Dom Robert rencontre Jean Lurçat en 1941 à l’abbaye d’En Calcat : sans qu’il cesse de dessiner (ses aquarelles, prises sur le motif, serviront de répertoire formel à ses tapisseries), son œuvre de cartonnier (il est membre de l’A.P.C.T. dès sa création) prend une ampleur considérable (une centaine de cartons, chiffrés), et connaît un succès jamais démenti. Son style est aisément reconnaissable : refus de la perspective, sujets inspirés de la Nature (d’une nature paradisiaque) où flore et faune traités de façon imagée s’entremêlent joyeusement dans une foisonnante exubérance, et où l’on décèle l’influence des tapisseries mille-fleurs médiévales ; poétiques et colorés, les cartons de Dom Robert incarnent l’ascèse spirituelle de leur auteur. Inauguré au printemps 2015, le musée Dom Robert est établi à Sorèze, dans le Tarn, au sein de l'ancienne Abbaye-école. Chèvres et feuilles dans toute leur variété, plutôt que « Chèvrefeuilles », dom Robert n’ayant jamais hésité sur les jeux de mots (cf. « Plein champ »). Le motif de la chèvre apparaît justement dans ce dernier carton, de 1970. Ici, à une échelle unique sur ce thème, les chèvres se déploient dans une nature automnale, rappel justement de « l’Automne », qui clôt en 1943 sa série sur les Saisons. Une tapisserie similaire est conservée à la Cité Internationale de la Tapisserie, à Aubusson. Bibliographie : Cat. Expo. Dom Robert, tapisseries récentes, galerie la Demeure, 1974, ill.p.15, carton, p.23 Collectif, Dom Robert, Tapisseries, Editions Julliard, 1980, ill. p.70-71, détail en couverture, carton p.85 Collectif, Dom Robert, Tapisseries, Editions Siloë-Sodec, 1990, ill. p.62-67 Cat. Expo. Dom Robert, œuvre tissé, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1990 Cat. Expo. Hommage à Dom Robert, Musée départemental de la tapisserie, Aubusson, 1998 Collectif, la clef des champs, Dom Robert, Editions Privat, 2003, ill. p.124 Collectif, les saisons de Dom Robert, Tapisseries, Editions Hazan, 2014, ill p.164-167 B. Ythier, Guide du visiteur, Cité Internationale de la tapisserie d’Aubusson, ill. p.65 R. Guinot, hors-série la Montagne, une Cité pour la tapisserie d’Aubusson, 2018, ill. p.82 Collectif, la tapisserie française, Editions du Patrimoine, 2017, ill. 312-313 S. Guérin-Gasc, dom Robert, moine et artiste, éditions Hazan, 2025, ill. p.189 -
Fleurs
Tapisserie tissée au CRECIT. Avec son bolduc. 1999.Edmond Dubrunfaut peut-être considéré comme le grand rénovateur de la tapisserie belge au XXe siècle. Il fonde un atelier de tissage à Tournai dès 1942, puis crée en 1947 le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai . Il fournira pour différents ateliers belges (Chaudoir, de Wit,...) de nombreux cartons destinés notamment à orner les ambassades belges à travers le Monde. Par ailleurs, Dubrunfaut, de 1947 à 1978, enseigne l’art monumental à l’Académie des Beaux-Arts de Mons, puis, en 1979, participe à la création de la Fondation de la tapisserie, des arts du tissu et des arts muraux de Tournai, véritable conservatoire de la tapisserie en Wallonie. Son style, figuratif, usant de forts contrastes de couleurs souvent, est très inspiré par les animaux et la nature (comme Perrot par exemple, l'artiste a un fort tropisme pour l'ornithologie). Tapisserie tardive de Dubrunfaut, à la veine décorative toujours renouvelée, tissée au CRECIT à Tournai, où l’artiste a donné de nombreux cartons à tisser. Bibliography : Exhibition catalogue Dubrunfaut et la renaissance de la tapisserie, tableaux, dessins, peintures, Musée des Beaux-Arts de Mons, 1982-1983. -
Jour d'été
Tapisserie d'Aubusson tissée par la manufacture Four pour l'éditeur Jean Laurent. Avec son bolduc, n°EA. 1989.Edmond Dubrunfaut peut être considéré comme le grand rénovateur de la tapisserie belge au XXe siècle. Il fonde un atelier de tissage à Tournai dès 1942, puis crée en 1947 le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai . Il fournira pour différents ateliers belges (Chaudoir, de Wit,...) de nombreux cartons destinés notamment à orner les ambassades belges à travers le Monde. Par ailleurs, Dubrunfaut, de 1947 à 1978, enseigne l’art monumental à l’Académie des Beaux-Arts de Mons, puis, en 1979, participe à la création de la Fondation de la tapisserie, des arts du tissu et des arts muraux de Tournai, véritable conservatoire de la tapisserie en Wallonie. Son style, figuratif, usant de forts contrastes de couleurs souvent, est très inspiré par les animaux et la nature (comme Perrot par exemple, l'artiste a un fort tropisme pour l'ornithologie). A cet égard, ce carton, avec son format très horizontal, à hauteur d'oiseaux, mais représentés ici de façon très réaliste, est caractéristique de cette veine. Bibliographie : Cat. Expo. Dubrunfaut et la renaissance de la tapisserie, tableaux, dessins, peintures, Musée des Beaux-Arts de Mons, 1982-1983. -
Papillon
Tapisserie d'Aubusson tissée par la manufacture Four. N°3/6. Circa 1970.Edmond Dubrunfaut peut-être considéré comme le grand rénovateur de la tapisserie belge au XXe siècle. Il fonde un atelier de tissage à Tournai dès1942, puis crée en 1947 le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai . Il fournira pour différents ateliers belges (Chaudoir, de Wit,...) de nombreux cartons destinés notamment à orner les ambassades belges à travers le Monde. Par ailleurs, Dubrunfaut, de 1947 à 1978, enseigne l’art monumental à l’Académie des Beaux-Arts de Mons, puis, en 1979, participe à la création de la Fondation de la tapisserie, des arts du tissu et des arts muraux de Tournai, véritable conservatoire de la tapisserie en Wallonie. Son style, figuratif, usant de forts contrastes de couleurs souvent, est très inspiré par les animaux et la nature (comme Perrot par exemple, l'artiste a un fort tropisme pour l'ornithologie). Dubrunfaut, non content d'être tissé en Belgique, a donné de nombreux cartons à la manufacture Four d'Aubusson : oiseaux ou papillons côtoient une flore exotique aux couleurs acidulées, sur des fonds bleu nuit.Bibliographie : Cat. expo. Dubrunfaut et la renaissance de la tapisserie, tableaux, dessins, peintures, Musée des Beaux-Arts de Mons, 1982-1983 -
Le royal
Tapisserie d’Aubusson tissée dans l’atelier Simone André. Avec son bolduc signé. Circa 1965.Edmond Dubrunfaut peut-être considéré comme le grand rénovateur de la tapisserie belge au XXe siècle. Il fonde un atelier de tissage à Tournai dès 1942, puis crée en 1947 le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai . Il fournira pour différents ateliers belges (Chaudoir, de Wit,...) de nombreux cartons destinés notamment à orner les ambassades belges à travers le Monde. Par ailleurs, Dubrunfaut, de 1947 à 1978, enseigne l’art monumental à l’Académie des Beaux-Arts de Mons, puis, en 1979, participe à la création de la Fondation de la tapisserie, des arts du tissu et des arts muraux de Tournai, véritable conservatoire de la tapisserie en Wallonie. Son style, figuratif, usant de forts contrastes de couleurs souvent, est très inspiré par les animaux et la nature (comme Perrot par exemple, l'artiste a un fort tropisme pour l'ornithologie). Le sujet, le fond bleu vif sont un écho à Perrot. Caractéristiques de Dubrunfaut sont ses feuilles-plumes : l’animal s’accapare le végétal. -
Flore des tropiques
Tapisserie d'Aubusson tissée dans l’atelier Four. Avec son bolduc, n°EA. Circa 1975.Edmond Dubrunfaut peut-être considéré comme le grand rénovateur de la tapisserie belge au XXe siècle. Il fonde un atelier de tissage à Tournai dès1942, puis crée en 1947 le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai . Il fournira pour différents ateliers belges (Chaudoir, de Wit,...) de nombreux cartons destinés notamment à orner les ambassades belges à travers le Monde. Par ailleurs, Dubrunfaut, de 1947 à 1978, enseigne l’art monumental à l’Académie des Beaux-Arts de Mons, puis, en 1979, participe à la création de la Fondation de la tapisserie, des arts du tissu et des arts muraux de Tournai, véritable conservatoire de la tapisserie en Wallonie. Son style, figuratif, usant de forts contrastes de couleurs souvent, est très inspiré par les animaux et la nature (comme Perrot par exemple, l'artiste a un fort tropisme pour l'ornithologie). Sur la fin de sa carrière, Dubrunfaut s’exprime dans un style féérique (aux formes acérées proches de Marc Petit), et dont la thématique (colibris et plantes exotiques) renvoie au Lurçat des années 50.Bibliographie : Cat. expo. Dubrunfaut et la renaissance de la tapisserie, tableaux, dessins, peintures, Musée des Beaux-Arts de Mons, 1982-1983 -
Belle entente
Tapisserie tissée dans l’atelier DMD, à Tournai. Avec son bolduc. 1989.Edmond Dubrunfaut peut-être considéré comme le grand rénovateur de la tapisserie belge au XXe siècle. Il fonde un atelier de tissage à Tournai dès1942, puis crée en 1947 le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai . Il fournira pour différents ateliers belges (Chaudoir, de Wit,...) de nombreux cartons destinés notamment à orner les ambassades belges à travers le Monde. Par ailleurs, Dubrunfaut, de 1947 à 1978, enseigne l’art monumental à l’Académie des Beaux-Arts de Mons, puis, en 1979, participe à la création de la Fondation de la tapisserie, des arts du tissu et des arts muraux de Tournai, véritable conservatoire de la tapisserie en Wallonie. Son style, figuratif, usant de forts contrastes de couleurs souvent, est très inspiré par les animaux et la nature (comme Perrot par exemple, l'artiste a un fort tropisme pour l'ornithologie). Le titre renvoie aux préoccupations d’harmonie sociale de l’artiste : la figure humaine, omniprésente à ses débuts, revient illustrer une thématique irénique. Bibliographie : Exhibition catalogue Dubrunfaut et la renaissance de la tapisserie, tableaux, dessins, peintures, Musée des Beaux-Arts de Mons, 1982-1983. -
Double amitié
Tapisserie d'Aubusson tissée dans l’atelier Four. Avec son bolduc signé, n°EA1. 1972.Bibliographie : Cat. expo. Dubrunfaut et la renaissance de la tapisserie, tableaux, dessins, peintures, Musée des Beaux-Arts de Mons, 1982-1983, n°239.Edmond Dubrunfaut peut-être considéré comme le grand rénovateur de la tapisserie belge au XXe siècle. Il fonde un atelier de tissage à Tournai dès1942, puis crée en 1947 le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai . Il fournira pour différents ateliers belges (Chaudoir, de Wit,...) de nombreux cartons destinés notamment à orner les ambassades belges à travers le Monde. Par ailleurs, Dubrunfaut, de 1947 à 1978, enseigne l’art monumental à l’Académie des Beaux-Arts de Mons, puis, en 1979, participe à la création de la Fondation de la tapisserie, des arts du tissu et des arts muraux de Tournai, véritable conservatoire de la tapisserie en Wallonie. Son style, figuratif, usant de forts contrastes de couleurs souvent, est très inspiré par les animaux et la nature (comme Perrot par exemple, l'artiste a un fort tropisme pour l'ornithologie). Sujet classique ; le titre néanmoins renvoie à une anthropomorphisation des relations entre animaux ; ainsi s’expriment alors les préoccupations sociales (utopiques ?) de l’artiste. -
Les 2 écureuils
Edmond Dubrunfaut peut être considéré comme le grand rénovateur de la tapisserie belge au XXe siècle. Il fonde un atelier de tissage à Tournai dès 1942, puis crée en 1947 le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai . Il fournira pour différents ateliers belges (Chaudoir, de Wit,...) de nombreux cartons destinés notamment à orner les ambassades belges à travers le Monde. Par ailleurs, Dubrunfaut, de 1947 à 1978, enseigne l’art monumental à l’Académie des Beaux-Arts de Mons, puis, en 1979, participe à la création de la Fondation de la tapisserie, des arts du tissu et des arts muraux de Tournai, véritable conservatoire de la tapisserie en Wallonie. Son style, figuratif, usant de forts contrastes de couleurs souvent, est très inspiré par les animaux et la nature (comme Perrot par exemple, l'artiste a un fort tropisme pour l'ornithologie). L’écureuil fait partie des thèmes récurrents chez l’artiste (cf. « Feux du soir », « Ecureuils et volatiles »…) : il fait ici des queues un motif décoratif en soi.Tapisserie tissée par l'atelier de Wit. Avec son bolduc signé. Circa 1960. -
Oiseaux
Tapisserie d'Aubusson tissée dans l’atelier Simone André. Circa 1950.Edmond Dubrunfaut peut-être considéré comme le grand rénovateur de la tapisserie belge au XXe siècle. Il fonde un atelier de tissage à Tournai dès1942, puis crée en 1947 le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai . Il fournira pour différents ateliers belges (Chaudoir, de Wit,...) de nombreux cartons destinés notamment à orner les ambassades belges à travers le Monde. Par ailleurs, Dubrunfaut, de 1947 à 1978, enseigne l’art monumental à l’Académie des Beaux-Arts de Mons, puis, en 1979, participe à la création de la Fondation de la tapisserie, des arts du tissu et des arts muraux de Tournai, véritable conservatoire de la tapisserie en Wallonie. Son style, figuratif, usant de forts contrastes de couleurs souvent, est très inspiré par les animaux et la nature (comme Perrot par exemple, l'artiste a un fort tropisme pour l'ornithologie). Sujet classique donc chez Dubrunfaut, tissé à Aubusson chez Simone André dans les années 50 et 60. Bibliographie : Exhibition catalogue Dubrunfaut et la renaissance de la tapisserie, tableaux, dessins, peintures, Musée des Beaux-Arts de Mons, 1982-1983. -
Les chouettes
Tapisserie tissée par la manufacture de Wit. Circa 1960.Edmond Dubrunfaut peut-être considéré comme le grand rénovateur de la tapisserie belge au XXe siècle. Il fonde un atelier de tissage à Tournai dès1942, puis crée en 1947 le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai . Il fournira pour différents ateliers belges (Chaudoir, de Wit,...) de nombreux cartons destinés notamment à orner les ambassades belges à travers le Monde. Par ailleurs, Dubrunfaut, de 1947 à 1978, enseigne l’art monumental à l’Académie des Beaux-Arts de Mons, puis, en 1979, participe à la création de la Fondation de la tapisserie, des arts du tissu et des arts muraux de Tournai, véritable conservatoire de la tapisserie en Wallonie. Son style, figuratif, usant de forts contrastes de couleurs souvent, est très inspiré par les animaux et la nature (comme Perrot par exemple, l'artiste a un fort tropisme pour l'ornithologie). A partir de 1955 ,et tout au long des années 60, la manufacture de Wit tissa un nombre considérable de tapisseries d’après Dubrunfaut, la figure humaine laissant bientôt place à des sujets floraux, et, surtout, d’oiseaux.Bibliographie : Cat. Expo. Dubrunfaut et la renaissance de la tapisserie, tableaux, dessins, peintures, Musée des Beaux-Arts de Mons, 1982-1983. -
Poissons et grenouilles
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Picaud. Avec son bolduc signé, n°1/4. Circa 1970.Elie Grekoff, proche de l’esthétique de Lurçat, réalisera plus de 300 cartons : fond noir, sous-marin, avec poissons et feuillages, se distinguent de Lurçat par la curieuse et amusante présence de grenouilles. -
Annick
Elie Grekoff, proche de l'esthétique de Lurçat, réalisera plus de 300 cartons. Le thème des soleils feuillagés est un classique de l’artiste ; peut-être le titre fait-il allusion à une licière de l’Atelier de Tapisserie d’Angers, ouvert cette même année 1968, et où Grekoff fut le premier peintre-cartonnier à être tissé.Tapisserie tissée par l’ATA (Atelier de Tapisserie d'Angers) Avec son bolduc signé. 1968. -
Chardons aux papillons blancs
Elie Grekoff, proche de l'esthétique de Lurçat, réalisera plus de 300 cartons jusqu’au début des années 80. On retrouve ici les formes acérées typiques de la tapisserie de l’immédiat après-guerre. A noter, l’amusant débordement du cadre-bordure.Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Caron. Avec son bolduc signé, n°EA. Circa 1970. -
Deux hiboux fond bleu
Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Picaud. Avec son bolduc, n°3/6. Circa 1970. -
Paysage bleu aux papillons
Elie Grekoff, proche de l'esthétique de Lurçat, réalisera plus de 300 cartons : le nôtre témoigne de l'évolution de l'artiste à partir des années 60, avec la disparition de la figure humaine ou animale. Le thème de l'astre (soleil, lune) caché derrière des feuillages devient alors récurrent.Tapisserie tissée par l’ATA (Atelier de Tapisserie d'Angers) Avec son bolduc signé, n°1/4. Circa 1970. -
Marchande d'illusions
Elie Grekoff, proche de l’esthétique de Lurçat, réalisera plus de 300 cartons. « Marchande d’illusions » relève d’une veine caractéristique de Grekoff où des enfants s’observent, mélancoliques, dans un décor de théâtre, comme une illustration de conte.Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Avec son bolduc. Circa 1955. -
Le petit oiseleur
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Picaud. Avec son bolduc, n°1/6. Circa 1970.Elie Grekoff, proche de l’esthétique de Lurçat, réalisera plus de 300 cartons. « Le petit oiseleur » relève d’une veine caractéristique de Grekoff où des enfants s’observent, mélancoliques, dans un paysage onirique se déployant sur un fond d’aplats colorés, comme l’illustration d’un conte. -
Le Faucon
Elie Maingonnat a dirigé l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs d'Aubusson de 1930 à 1958, où il a succédé à Marius Martin (qui déjà préconisait la limitation des couleurs et l'emploi des hachures), dont il fut l'élève. En plus de ses responsabilités, Maingonnat s'adonne lui-même à la création de cartons : de denses motifs végétaux animés de quelques animaux, témoignage de la flore et de la faune limousine, revivifient le thème traditionnel des verdures des XVIIe-XVIIIe siècles. Notre carton est typique de l’oeuvre de Maingonnat : la faune et la flore locales, comme en symbiose, sont illustrées dans une gamme réduite de couleurs : notre tissage, posthume, a d'ailleurs fait évoluer la gamme chromatique d'origine, devenue plus vive. Bibliographie : Cat. Expo. Elie Maingonnat, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1986-1987Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Legoueix. N°EA/2. 1947. -
Le Hibou
Elie Maingonnat a dirigé l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs d'Aubusson de 1930 à 1958, où il a succédé à Marius Martin (qui déjà préconisait la limitation des couleurs et l'emploi des hachures), dont il fut l'élève. En plus de ses responsabilités, Maingonnat s'adonne lui-même à la création de cartons : de denses motifs végétaux animés de quelques animaux, témoignage de la flore et de la faune limousine, revivifient le thème traditionnel des verdures des XVIIe-XVIIIe siècles. Notre carton est typique de l'oeuvre de Maingonnat : la faune et la flore locales, comme en symbiose, sont illustrées dans une gamme réduite de couleurs automnales. Bibliographie : Cat. Expo. Elie Maingonnat, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1986-1987Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Avignon. Avec son bolduc signé de l'ayant-droit de l'artiste. 1959. -
Le tiercelet
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. Bolduc signé de l’ayant -droit de l’artiste, n°E.A.1 1942.Bibliographie : Cat. Expo. Elie Maingonnat, Aubusson, Musée départemental de la tapisserie, 1986-1987, Ill.Elie Maingonnat a dirigé l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs d’Aubusson de 1930 à 1958, où il a succédé à Marius Martin (qui déjà préconisait la limitation des couleurs et l’emploi des hachures), dont il fut l’élève. En plus de ses responsabilités, Maingonnat s’adonne lui-même à la création de cartons : de denses motifs végétaux animés de quelques animaux, témoignage de la flore et de la faune limousine, revivifient le thème traditionnel des verdures des XVIIe-XVIIIe siècles. Notre carton est typique de l’oeuvre de Maingonnat : la faune et la flore locale (ici, un petit tiercelet parmi les gentianes, en bord de torrent) sont illustrées dans une gamme réduite de couleurs gris-vert qui se répondent, et sont soulignées par les marrons des rochers de la rivière. -
Sérénade à la lune
Initié à la tapisserie par Jean Picart le Doux, Poirier conçoit son premier carton en 1951 : il donnera une vingtaine de cartons dans les années 50, au point d’être considéré comme l’un des grands espoirs de la Tapisserie. Pourtant, à partir des années 60, il retourne à la Peinture. « Sérénade à la lune » est à l’origine un carton de grandes dimensions (190 x 285 cm) commandé par Jacques Adnet en 1952. Notre tapisserie reprend le côté gauche de la composition, diminué en hauteur, et inversé, et la lune en est absente. Cette fragmentation répond aux besoins d’une clientèle avide de petits formats. Bibliographie : J. Cassou, M. Damain, R. Moutard-Uldry, la tapisserie française et les peintres cartonniers, Tel, 1957, reproduit p.182Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Braquenié. N°IV/VI. 1952. -
Paris moderne
On ne sait que peu de choses sur l'artiste, mais elle a réalisé plusieurs cartons, qui seront tissés par les ateliers ART d'Antoine Behna. La vue topographique panoramique fût une des spécialités de l’atelier, « Paris Moderne » faisant écho au « Vieux Paris 1650 » de Bobot. Un exemplaire de chacune de ces tapisseries fut d’ailleurs offert au président Truman. Bibliographie : G. Janneau, A. Behna, Tapisseries de notre temps, 1950, ill. n°3 Catalogue Vente Millon-Robert, 3.10.1990, n°1, 31Tapisserie tissée par l’atelier de Colombes pour ART (Atelier de Rénovation de la Tapisserie). 1945. -
Composition
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Picaud. Circa 1960.Né en 1912, Farvèze fait partie de la seconde génération de peintres-cartonniers, qui s’épanouit à partir de la fin des années 50, avec Grékoff, Ferréol, Petit, Potin,… Marqué par sa rencontre avec Gleizes puis par un séjour au Sénégal qui lui vaut de prestigieuses commandes publiques, il sera sélectionné pour participer à la 2e Biennale de Lausanne en 1965. Une stylisation haute en couleurs caractérise cette œuvre ; l’absence de bolduc, néanmoins, en empêche toute la compréhension : on distingue quelques formes animales…. ? -
La terre de France ne ment pas
Le parcours de François Faureau est tout à fait singulier. Natif d’Aubusson, il suit les cours de l’ENAD, alors sous la direction de Marius Martin qui, déjà, promeut le gros tissage et les tons comptés que Lurçat reprendra à son compte. C’est ainsi qu’il participe au stand de l’ENAD à l’Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925 en tant que peintre-cartonnier avec la tapisserie « Solitude, verdure » ou l’écran « Canards », qui oscillent entre un style classicisant, et l’influence du cubisme. Il aura par la suite son propre atelier, mais son oeuvre restera confidentielle, et éloignée des protagonistes de la « Renaissance de la Tapisserie ». Si les ateliers d’Aubusson (comme d’ailleurs les Manufactures Nationales) ont poursuivi leur activité sous l’occupation, les réalisations tissées soumises aux injonctions de l’Art-Maréchal restent rares, bien que ce savoir-faire traditionnel ait pu répondre aux valeurs de la Révolution Nationale. La célèbre formule prononcée dès le 25 juin 1940 par Pétain (Emmanuel Berl en étant la plume), et devenue un leitmotiv vichyste, exaltant la ruralité, l’enracinement, et, plus prosaïquement, l’agriculture, est illustrée ici de façon littérale, et synthétique : variété des travaux, de la végétation, des architectures, des animaux, … épanouis sous l’égide du régime de Vichy. Provenance : Collection Régine Deforges Bibliographie : Cat. Expo. Tapisseries 1925, Aubusson, Cité de la tapisserie, 2012Tapisserie d’Aubusson. 1943. -
Oiseaux
Le parcours de François Faureau est tout à fait singulier. Natif d’Aubusson, il suit les cours de l’ENAD, alors sous la direction de Marius Martin qui, déjà, promeut le gros tissage et les tons comptés que Lurçat reprendra à son compte. C’est ainsi qu’il participe au stand de l’ENAD à l’Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925 en tant que peintre-cartonnier avec la tapisserie « Solitude, verdure » ou l’écran « Canards », qui oscillent entre un style classicisant, et l’influence du cubisme. Il aura par la suite son propre atelier, mais son oeuvre restera confidentielle, et éloignée des protagonistes de la « Renaissance de la Tapisserie ». De retour à Aubusson en 1962, après un long éloignement, Faureau consacre toute son énergie à la Tapisserie, en tant que cartonnier et lissier. Son esthétique est alors moins radicale que dans les années 20, et les thèmes traditionnels : on y ressent l’influence de Lurçat, comme de Perrot.Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Faureau. Circa 1950. -
Féérie automnale
Tapisserie tissée à Aubusson par l’atelier Andraud. Avec son bolduc, n°EA2. 1977.Elève de Léon Detroy, Gaston Thiéry est l’un des derniers représentants de l’école de peinture de Crozant. Etabli donc en Creuse, il aborde la tapisserie en 1965 avec l’atelier Andraud, à qui il confie des cartons inspirés par la flore locale, dans une veine décorative à mi-chemin entre l’oeuvre de Dom Robert et celle de Maingonnat, bien loin de ses tableaux de paysage influencés par l’impressionnisme. -
Jardin sauvage
Tapisserie tissée à Aubusson par l’atelier Andraud. Avec son bolduc, n°6/8. 1970.Elève de Léon Detroy, Gaston Thiéry est l’un des derniers représentants de l’école de peinture de Crozant. Etabli donc en Creuse, il aborde la tapisserie en 1965 avec l’atelier Andraud, à qui il confie des cartons inspirés par la flore locale, dans une veine décorative à mi-chemin entre l’oeuvre de Dom Robert et celle de Maingonnat, bien loin de ses tableaux de paysage influencés par l’impressionnisme. -
Concerto
Tapisserie tissée par l’atelier de Saint-Cyr. Avec son bolduc signé de l’artiste, n°1/6. Circa 1970. Artiste inconnue, dont l’inspiration se trouve dans la Musique et le solfège ; la géométrie du clavier, les lignes de la partition servent de trame au carton. -
Figure de trois
Tapisserie tissée par l’atelier de Saint-Cyr. Avec son bolduc signé de l’artiste, n°1/6. Circa 1970. Artiste inconnue, dont l’inspiration se trouve dans la Musique et le solfège ; la géométrie du clavier, les lignes de la partition servent de trame au carton. -
Les 3 Grâces
Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Four. N°3/6. Tissé circa 2000, d'après une gouache de 1962.Braque fait partie des grands artistes du XXe siècle qui se sont consacrés, même modestement, à la tapisserie. C'est d'abord à la demande de Marie Cuttoli, dès 1933, qu'il confiera des oeuvres destinées à être reproduites en tapisserie (Nature morte au guéridon, en dépôt au Musée des Beaux-Arts de Grenoble). Dans les années 50 et 60, c'est Pierre Baudouin,en liaison avec les lissiers d'Aubusson et des Manufactures Nationales, qui sera chargé d'élaborer des cartons-transcriptions à partir d'oeuvres de l'artiste. Simultanément, peu avant sa mort en 1963, Braque réalise une dernière série de gouaches sur le thème des métamorphoses destinées à être transcrites dans différents médias. La tapisserie sera l'un d'entre eux. "Les trois grâces", de 1962, est l'une de ces gouaches qui sera transposée en sculpture ou en bijoux. On y retrouve le style à la fois lyrique et synthétique des dernières oeuvres de l'artiste que l’on retrouve par exemple au décor du plafond de la salle Henri II du Musée du Louvre, les Oiseaux, 1953. -
Visage
Chazaud, creusois d’origine, a exprimé en tapisseries toute son empathie pour la nature limousine qu’il a, comme Gaston Thiéry (et Maingonnat avant eux), abondamment représentée. La femme, néanmoins, est un autre thème d’inspiration pour Chazaud; avec ses femmes-fleurs, ses femmes-feuilles, il réintroduit les visages et les profils dans la tapisserie.Tapisserie probablement tissée dans l'atelier Picaud à Aubusson. Circa 1980. -
Idylle pastorale
Georges Rougier, qui enseignait le dessin au collège d'Aubusson, a donné de nombreux cartons pour les ateliers d'Aubusson ou le Mobilier National, et côtoyé Marius Martin quand celui-ci dirigeait l'ENAD. Martin en fera, avec Maingonnat et Faureau, l'un des principaux protagonistes d'une esthétique picturale résolument tournée vers la tapisserie, qui s'exprimera notamment à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris en 1925 (Rougier y aura d'ailleurs aussi son stand personnel !). Bibliographie : Cat. Expo. "Tapisseries 1925. Aubusson, Beauvais, les Gobelins à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris", Aubusson, Cité de la Tapisserie, 2012Tapisserie d'Aubusson. Circa 1930.
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