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Le verveux
Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Tabard. Avec son bolduc déchiré, signé, daté, tirage n°1. 1947. -
Pêche miraculeuse
Tapisserie tissée par un licier JLB pour AMI. Circa 1950. -
Messidor
Tapisserie tissée par un lissier Ch. G. pour AMI/Ami de la Paix. Circa 1945. -
Fleurs de serres et colibris
Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Bascoulergue. Avec son bolduc signé, n°3/6. Circa 1975.D’abord affichiste, puis artiste-ethnographe pendant la guerre, Perrot commence son oeuvre de peintre-cartonnier à l’issue de celle-ci : il concevra près de 500 cartons, obtenant de nombreuses commandes de l’Etat (33 cartons, Perrot est le cartonnier du XXe siècle le plus représenté dans les collections du Mobilier National !), la plupart tissées à Aubusson. Son style éminemment décoratif et chatoyant est très caractéristique : traité en aplats (sans chinés, sans piqués) un foisonnement d’animaux (d’oiseaux le plus souvent), se détache, sans perspective, sur un fond végétal, dans le goût des tapisseries mille-fleurs médiévales. L’hymne à la Nature, au plein air, est parfois tempéré chez Perrot, le titre de notre carton en témoigne : notre carton, au sujet exotique, n’est pas si éloigné néanmoins des “simples” par exemple. Bibliographie : Tapisserie, dessins, peintures, gravures de René Perrot, Dessein et Tolra, 1982 Cat. Expo. René Perrot, mon pauvre cœur est un hibou, Aubusson, Cité Internationale de la Tapisserie, 2023 -
Les pirates
D’abord affichiste, puis artiste-ethnographe pendant la guerre, Perrot commence son oeuvre de peintre-cartonnier à l’issue de celle-ci : il concevra près de 500 cartons, obtenant de nombreuses commandes de l’Etat (33 cartons, Perrot est le cartonnier du XXe siècle le plus représenté dans les collections du Mobilier National !), la plupart tissées à Aubusson. Son style éminemment décoratif et chatoyant est très caractéristique : traité en aplats (sans chinés, sans piqués) un foisonnement d’animaux (d’oiseaux le plus souvent), se détache, sans perspective, sur un fond végétal, dans le goût des tapisseries mille-fleurs médiévales. Carton plus narratif que d’habitude chez Perrot : l’artiste renonce alors aux semis de fleurs inspirés de la tapisserie médiévale, et privilégie les fonds noirs. Bibliographie : Tapisserie, dessins, peintures, gravures de René Perrot, Dessein et Tolra, 1982 Cat. Expo. René Perrot, mon pauvre cœur est un hibou, Aubusson, Cité Internationale de la Tapisserie, 2023Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Bascoulergue. Avec son bolduc signé de la veuve de l'artiste, n°1/6. Circa 1975. -
Hiver vous n'êtes qu'un vilain
Protagoniste majeur des arts décoratifs au sens large (céramique, jardins, fresques, illustration de livres….), Paul Vera a toujours manifesté beaucoup d'intérêt pour la tapisserie : dès 1923, il compose pour l’Ecole Nationale d’Art Décoratif d’Aubusson une "toilette de Flore" aux tons déjà limités (29), 15 ans avant Lurçat. Il fournira aussi des cartons aux Gobelins et à Beauvais dans les années 30 et 40, avant de participer, à partir de 1942, à l'aventure des ateliers ART d'Antoine Behna, avec l'aide de Guillaume Janneau : il en fut le principal contributeur, en donnant 15 cartons. Sans parler du texte illustré, oeuvre de Charles d’Orléans (1394-1465), les références à la tapisserie médiévale (et/ou classique) sont nombreuses : les mots comme motifs plastiques donc, les lés de couleurs vives, l’absence de perspective, les allégories des saisons, les putti, le fond « mille-fleurs »… Le vélo apparaît dans ce contexte d’harmonies naturelles, comme une incongruité, déférente à la modernité. Bibliographie : G. Janneau, A. Behna, Tapisseries de notre temps, 1950, n°30Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Bascoulergue pour AMI. Circa 1950. -
Deux hiboux fond bleu
Elie Grekoff, réalisera plus de 300 cartons : son esthétique, ses sujets (hormis son attention portée à la figure humaine) sont proches de Lurçat, sa palette lui est très personnelle, comme ici, un fond bleu ardoise (une rareté) sur lequel se détache des hiboux au rouge fortement contrastant.Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Picaud. Avec son bolduc, n°3/6. Circa 1970. -
Annick
Elie Grekoff, proche de l'esthétique de Lurçat, réalisera plus de 300 cartons. Le thème des soleils feuillagés est un classique de l’artiste ; peut-être le titre fait-il allusion à une licière de l’Atelier de Tapisserie d’Angers, ouvert cette même année 1968, et où Grekoff fut le premier peintre-cartonnier à être tissé.Tapisserie tissée par l’ATA (Atelier de Tapisserie d'Angers) Avec son bolduc signé. 1968. -
Eau calme
C’est en 1953 que Jean Picart le Doux offre à Chaye de devenir son assistant et l’encourage à créer des cartons de tapisserie : il réalisera alors de nombreux cartons bucoliques, mais aussi des vues de Normandie (Mont Saint Michel, Honfleur, régates,…), dont il est originaire. L’élément aquatique, sous différentes formes (fontaines, rivières, étangs… est un leitmotiv chez Chaye ; il permet de délicates harmonies colorées, autours des nénuphars notamment (cf. »Blanches libellules », « Fraîcheur »…) Bibliographie : Simon Chaye tapisseries contemporaines, Editions Librairie des musées, 2014, ill. p.20Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Hamot. Avec son bolduc, n°1/6. 1965. -
Le Temps
Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Berthaut. 1962. -
Bouquet
D’abord affichiste, puis artiste-ethnographe pendant la guerre, Perrot commence son oeuvre de peintre-cartonnier à l’issue de celle-ci : il concevra près de 500 cartons, obtenant de nombreuses commandes de l’Etat (33 cartons, Perrot est le cartonnier du XXe siècle le plus représenté dans les collections du Mobilier National !), la plupart tissées à Aubusson. Son style éminemment décoratif et chatoyant est très caractéristique : traité en aplats (sans chinés, sans piqués) un foisonnement d’animaux (d’oiseaux le plus souvent), se détache, sans perspective, sur un fond végétal, dans le goût des tapisseries mille-fleurs médiévales. Carton « mixte », végétal et animal, où les habituels oiseaux sont fondus dans un décor floral, comme dans le carton « la jardin de Sophie », mais avec les fleurs éruptives de « Bouquet d’artifice ». Bibliographie : Tapisserie, dessins, peintures, gravures de René Perrot, Dessein et Tolra, 1982 Cat. Expo. René Perrot, mon pauvre cœur est un hibou, Aubusson, Cité Internationale de la Tapisserie, 2023Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Bascoulergue. Circa 1960. -
Trois oiseaux blancs
Membre de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie), Wogensky est un des nombreux artistes qui se consacreront à la tapisserie à la suite de Lurçat, dans l’immédiat après-guerre. D’abord influencé par celui-ci, l’oeuvre de Wogensky (159 cartons d’après le catalogue d’exposition de 1989) évolue ensuite ensuite dans les années 60 vers une abstraction lyrique pas toujours complètement assumée, des thèmes cosmiques-astronomiques aux formes d’oiseaux décomposées et en mouvement, vers des cartons plus épurés et moins denses. S’il s’est toujours proclamé peintre, la réflexion de l’artiste sur la tapisserie est très aboutie : “Réaliser un carton mural…. c’est penser en fonction d’un espace qui ne nous appartient plus, par ses dimensions, son échelle, c’est aussi l’exigence d’un geste large qui transforme et accentue notre présence”. Le thème de l’oiseau, omniprésent, a, le plus souvent, une traduction abstraite, cinétique, chez Wogensky : Traits, trajectoires, forces, énergies,… sont les qualificatifs qu’emploient alors critiques et commentateurs. Pourtant, avec ses « Trois oiseaux blancs » (motif repris avec « Plein vol » en 1982), l’artiste revient à une approche plus figurative du sujet, où ailes, becs, queues sont lisibles, bien que furtifs. Bibliographie : Cat. Expo. Oiseaux solaires, oiseaux marins, tapisseries de Robert Wogensky, Paris, galerie la Demeure, n°2 ill. Cat. Expo. Robert Wogensky, l’oeuvre tissé, Aubusson, Musée départemental de la tapisserie, 1989 Cat. Expo. Robert Wogensky, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1989-1990Tapisserie d’Aubusson tissées par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé, n°EA/1. 1968. -
La boule
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Micheline Henry. Avec son bolduc signé, n°1/2. Circa 1980. -
Soleil levant
Tapisserie tissée par l'atelier de Saint-Cyr. Avec son bolduc signé, n°I/VI. Circa 1970. -
La cueillette des fruits
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Rivière des Borderies. Avec son bolduc d'origine, et un bolduc postérieur signé de l'atelier Pinton. 1946. -
Envol
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Pinton. Avec son bolduc. 1963. -
De l'autre côté
Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Pinton. Avec son bolduc, n°1/6. Circa 1970.Marc Petit rencontre Jean Lurçat en 1954, séjourne à Aubusson en 1955, expose pour la première fois à La Demeure en 1956, devient membre de l'A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) en 1958. A partir de ces débuts fulgurants, il produit des centaines de cartons, dans un style très personnel, où des échassiers croisent des funambules dans des paysages oniriques. Economie de moyens toujours, avec de larges aplats et une gamme chromatique resserrée : « de l’autre côté » est le doublon d’une autre tapisserie autrefois en notre possession « Contrejour », même composition, de mêmes dimensions, mais aux couleurs différentes. -
Les affluents
Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Goubely. Avec son bolduc signé. Circa 1955. -
La guêpe
Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Tabard. Avec son bolduc signé. Circa 1955. -
Les perroquets
Dufy a toujours manifesté pour les arts décoratifs et les techniques artisanales une véritable vocation : illustration de livres, céramiques,.. et textile : sous l’égide de Paul Poiret, il crée d’abord des motifs décoratifs destinés à l’impression de tissus, avant de collaborer avec la maison de soierie lyonnaise Bianchini-Férier. Ensuite, ce furent les commandes destinées à la manufacture de Beauvais (l’ensemble mobilier « Paris » ), à Marie Cuttoli, les cartons tissés à Aubusson pendant la guerre (« le bel été »), la collaboration avec la galerie Louis Carré par la suite : un rôle, sinon éminent, dans la Renaissance de la Tapisserie, en tous cas, un effort prolongé dans le medium. Dans les années 60 encore, les Manufactures Nationales jugeront pertinent le tissage de tapisseries d’après des peintures antérieures de l’artiste. Dufy, à la fin des années 20, réalise à Antibes pour la villa « l’Altana » d’Arthur Weisweiller une série de 4 panneaux décoratifs : ils reprennent certains motifs utilisés déjà pour des tissus de Bianchini-Férier, avec ce décalage entre cernes et couleurs devenus caractéristiques de l’artiste. Les éléments de ce décor serviront de modèles afin d’être tissés, de façon fragmentaire et à plus petite échelle (et avec des différences de détail), pour Pierre de Tartas au moulin de Vauboyen.Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton pour le Moulin de Vauboyen. N°4/8. Circa 1970. -
Tonga
Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Tabard. Avec son bolduc signé. Circa 1960. -
Voltige
Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Avec son bolduc signé, n°5/6. 1969. -
Les saisons
Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Bascoulergue. Avec son bolduc signé. Circa 1970. -
Oiseau à la balustrade
Tapisserie tissée par l'atelier Braquenié. Avec son bolduc. 1954. -
2 blanches, 1 noire
« Je me suis intéressé à la tapisserie surtout parce que j’étais excité par la technique du carton numéroté qui consiste à fabriquer une image colorée mentale à l’aide d’un code…..La tapisserie est un exercice essentiel. Telle que je l’ai pratiquée, c’est peut-être une volonté de mettre en question les moindres détails d’une oeuvre faite sur un plan à deux dimensions » (propos recueillis dans Cat. Exp. Prassinos, rétrospective de l’oeuvre peint et dessiné, Puyricard, 1983) Voilà pour le credo. C’est en 1951 que Prassinos réalise ses premiers cartons (la plupart, 150 environ, seront tissés par l’atelier Goubely) ; puis il rejoint l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Après quelques cartons sur le thème des oiseaux, Prassinos, comme d’autres artistes proches de Lurçat pourtant (Matégot, Wogensky,…), orientera résolument la tapisserie vers l’abstraction, dans un style personnel fait de formes sinueuses imbriquées, dans des tons contrastés (souvent dans une gamme de couleurs noir-rouge-marron-beige). On retrouve, dans ce carton, les formes, abstraites, complexes et imbriquées, typiques de l’artiste, ainsi que son délicat jeu des chinés gris, porté ici à son firmament. La quasi-bichromie et la composition ternaire, dont témoigne le titre, sont, à l’époque, plus rares, en attendant « les 3 P » ou « Parc ». Bibliographie : Cat. Expo. Mario Prassinos, œuvre tissé, Galerie la Demeure, 1961 Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries monumentales, abbaye de Montmajour, Arles, 1974 Mario Prassinos, œuvre tissé, La Demeure, 1974, ill. n°100 Cat. Expo. Mario Prassinos, Tapisseries, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1984 Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1988Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Goubely. N°1/6. 1968.


























