Toutes les tapisseries

  • Camargue

     
     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Braquenié. Avec son bolduc. Circa 1960.
     
     
  • Jazz rouge

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Goubely. Avec son bolduc signé, n°1/6. 1972.
                 
  • la lune, l'oiseau, le jardin

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Goubely. Avec son bolduc signé, n°2/4. 1965.
                 
  • Paon

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Goubely. Avec son bolduc. Circa 1945.
         
  • Artifice

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Perathon. Avec son bolduc signé. Circa 1965.
         
  • Le combat de coqs

     
    Tapisserie d’Aubusson tissée dans l'atelier Pinton pour la Compagnie des Arts Français. 1946.  
     
         
  • Sur un arbre perché

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Pinton Avec son bolduc signé. Circa 1960.
       
    Fumeron réalise ses premiers cartons (il en réalisera plus de 500) dès les années 40, en collaborant avec les ateliers Pinton, puis en recevant de nombreuses commandes de l'Etat, avant de participer à la décoration du paquebot "France". D'abord figuratif, et influencé par Lurçat, il évolue vers l'abstraction, avant de revenir vers une figuration colorée et réaliste à partir des années 80.   Point de « Maître Corbeau », malgré l’allusion à la fable de La Fontaine, dans notre tapisserie. A cette époque, et quels que soient les titres, quasi tous les cartons de Fumeron comprennent des oiseaux ainsi qu’un fond rigoureusement composé d’orthogonales, préludes à sa phase abstraite.  
  • Sonneries des horizons

     
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix, montée sur une plaque d'inox. 1993.  
     
  • Les poissons

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Goubely. Avec son bolduc. Circa 1950.
        L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort. Les poissons reviennent régulièrement chez Lurçat, mais leur vocation est moins symbolique (la mer, l'eau) que chez Picart le Doux par exemple. Ils ressemblent souvent à des brochets ou des piranhas (souvenir du voyage au Brésil ?) : poissons d'eau douce, donc, qui côtoient dans les vagues étoiles et motifs végétaux propres à l'artiste.     Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d'Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016  
  • Olympics

     
     
    Tapisserie tissée par l’artiste. Avec son bolduc. 1992.
       
     
  • Papillon bleu

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Goubely. Avec son bolduc effacé. Circa 1955.
       
  • Gerbe enflammée

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Four Avec son bolduc, n°1/6. Circa 1970.
       
    Fumeron réalise ses premiers cartons (il en réalisera plus de 500) dès les années 40, en collaborant avec les ateliers Pinton, puis en recevant de nombreuses commandes de l'Etat, avant de participer à la décoration du paquebot "France". D'abord figuratif, et influencé par Lurçat, il évolue vers l'abstraction, avant de revenir vers une figuration colorée et réaliste à partir des années 80.   Dans une gamme chromatique resserrée (et typique de l’époque, comme de l’artiste), Fumeron poursuit son travail (« cf. les cartons « Ciel de feu », « Voile d’or », « Soleil couchant »…) sur l’incandescence, l’embrasement…, et qui repose le plus souvent sur un soleil éclatant.
       
  • Le fourrage

     
     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Circa 1950.
        D’origine suisse, Froidevaux donna quelques cartons à tisser aux ateliers d’Aubusson ; il fut l’élève de Picart le Doux, dont on reconnaît ici l’influence.  
  • Le lamparo

     
     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Braquenié. Avec son bolduc. Circa 1960.
      Enseignant, artiste figuratif, puis abstrait, enfin néo-expressionniste, Schlegel a développé une œuvre peinte en perpétuelle évolution. Concernant la tapisserie, il a collaboré étroitement à partir de 1956 avec la manufacture Braquenié (cf. le catalogue de vente « Braquenié, une histoire du décor français », Deburaux/Sotheby’s, 27.10.2005 ), à laquelle il a confié quelques dizaines de cartons :  une esthétique singulière  commune, figurative, décorative et poétique, se développe, avec Marie Dambiermont, Colette Bardin ou Marcel Saint-Martin. Ici, la figure humaine a disparu, au profit d’une activité halieutique traditionnelle, la pêche au lamparo : les cartons « sous-marins » sont alors monnaie courante (Picart le Doux surtout), répondant à l’émerveillement que suscite le monde du silence.  
  • Sonate

     
     
    Tapisserie tissée par l'atelier de la Tuilière à Venasque. Avec son bolduc signé, n°1/2. Circa 2000.
        Installé à Venasque après avoir pratiqué son art aux Gobelins, Daniel Drouin a conçu de nombreuses tapisseries tissées sur métiers de haute lisse. La variété des matériaux, le goût pour l’abstraction, ainsi que le tissage  par le concepteur du motif, répondent à certaines préoccupations de « la Nouvelle Tapisserie » d’alors, sans aller au-delà des 2 dimensions néanmoins.  
  • Appassionata

     
     
    Tapisserie tissée par l'atelier Braquenié. Avec son bolduc, n°4. 1971.
          Van Vlasselaer (1907-1982) est l'auteur de nombreuses compositions murales monumentales, ainsi que de vitraux. Dès 1950, il crée des cartons de tapisserie inspirés de scènes de la vie quotidienne, du folklore flamand et de la nature, à l’aune des membres du groupe « Forces Murales ». Son oeuvre, d'abord figurative, évolue vers de denses sujets végétaux aux motifs acérés, qui se déploient sur des fonds géométriques, influencée par le cubisme. S’il n’a jamais complétement évolué vers l’abstraction, certains cartons de van Vlasselaere sont difficiles à lire d’un point de vue strictement figuratif (quelques fleurs, des mains…) : mais peut-être ici n’a-t-il voulu qu’évoquer un sentiment, la Passion, ou transposer en tapisserie la célèbre sonate de Beethoven ?   Bibliographie : R. Avermaete, van Vlasselaer Tapisseries, Editions Arcade, 1973, reproduit p.92    
  • Silence

     
     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Andraud. Avec son bolduc signé, n°4/6. 2009.
          Elève de Léon Detroy, Gaston Thiéry est l’un des derniers représentants de l’école de peinture de Crozant. Etabli donc en Creuse, il aborde la tapisserie en 1965 avec l’atelier Andraud, à qui il confie des cartons inspirés par la flore locale, dans une veine décorative à mi-chemin entre l’oeuvre de Dom Robert et celle de Maingonnat, bien loin de ses tableaux de paysage influencés par l’impressionnisme.
     
  • Clos limousin

     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Andraud. Avec son bolduc signé, n°5/6. Circa 1980.
        Elève de Léon Detroy, Gaston Thiéry est l’un des derniers représentants de l’école de peinture de Crozant. Etabli donc en Creuse, il aborde la tapisserie en 1965 avec l’atelier Andraud, à qui il confie des cartons inspirés par la flore locale, dans une veine décorative à mi-chemin entre l’oeuvre de Dom Robert et celle de Maingonnat, bien loin de ses tableaux de paysage influencés par l’impressionnisme.
     
  • La belle et la bête

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée pour Jansen. Avec son bolduc, édition originale A. Circa 1945.
        L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort. Ce format vertical à motif circulaire cloisonné et fond bordeaux est revenu épisodiquement chez Lurçat dans la deuxième moitié des années 40 (cf. « la chouette », par exemple). Notre carton (contemporain d’ailleurs du film de Cocteau) se caractérise pourtant par la réappropriation très personnelle par l’artiste d’un conte traditionnel, où, seul, un cerf à queue de serpent, synthétise peut-être, et la Belle, et la Bête.   Bibliographie : Cat. Expo. La tapisserie française, Musée d’art moderne, Paris, 1946 Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Jean Lurçat, tapisseries de la fondation Rothmans, Musée de Metz, 1969 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d’Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat, Meister der französischen Moderne, Halle, Kunsthalle, 2016 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016  
  • Petit coq

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Circa 1945.
      L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort.   Le coq est la figure centrale du bestiaire de Lurçat. Il en a réalisé d’innombrables « portraits », tous distincts dans les formes, les couleurs, les attributs, la dénomination…. : un signe plastique déclinable à l’infini.   Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d'Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013    
  • Serpent vitrail

     
     
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Pinton. N°4/6. Circa 1970.
          Avant tout connu comme sculpteur, puis comme peintre, Calder s'est découvert un intérêt pour la tapisserie sur le tard (après avoir dessiné des cartons de tapis pour Marie Cuttoli dans les années 50), en rencontrant Pierre Baudouin en 1961. C'est celui-ci qui transcrira les premiers modèles de l'artiste, et assurera la direction des tissages, chez Picaud d'abord, puis aux Gobelins ("Composition" en 1964-1965), dont Pierre Baudoin est devenu conseiller artistique, et ce , conformément à la volonté de Malraux de voir collaborer de grands artistes aux Manufactures Nationales. De nombreuses tapisseries de l'artiste seront ensuite tissées jusqu'à la fin de sa vie, notamment chez Pinton : "Ses compositions de couleurs très vives sont faites de motifs largement conçus, posés sur un fond uniforme et rappellent la légèreté de ses mobiles " (M. Jarry, la tapisserie, art du XXe siècle, 1974).   Hypnotique, le motif de la spirale (comme celui du serpent auquel ici il s’identifie) est récurrent chez Calder. La palette de couleurs primaires, accentuée par le fond lui-même rouge, sature notre tapisserie; le noir remplit les interstices, de même que les armatures de plomb du vitrail : à la rosace des cathédrales médiévales, Calder substitue son « Serpent vitrail » des intérieurs modernes.   Bibliographie : Cat. Expo. Des sculpteurs et la tapisserie, 20 ans d'abstraction, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1995 Cat. Pierre Baudouin, tapisseries de peintres, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1997 Cat. Expo. Manufactures Nationales de 1960 à nos jours, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 2010
     
  • Automne

        Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Picaud. Avec son bolduc signé, n°EA. Circa 1975.          
  • Pastorale rouge

       
    Tapisserie. 1945.
        Artiste polyvalent (graveur, médailleur, céramiste, fresquiste…), Savin est sollicité pendant la guerre  par Guillaume Janneau, qui admire la monumentalité intemporelle et réaliste de son esthétique (et dont il soupçonnait qu’elle n’aurait nul besoin de transposition pour convenir à la Tapisserie), pour concevoir des cartons pour les Manufactures Nationales : « les plaisirs et les travaux champêtres » ( 4 cartons), puis les « 12 mois de l’année » sont créés simultanément à son travail avec la Compagnie des Arts Français. L’influence des aspects techniques de la tapisserie médiévale est très prégnante chez l’artiste, attentif aux colorants naturels en gamme réduite, aux formes simples permises par la technique du gros point,… Il fut l’un des artistes les plus représentés à l’exposition séminale de 1946, avec 7 pièces (seuls Lurçat, Saint-Saëns et Gromaire en eurent plus).   Saturation des couleurs (digne d’un Matisse), hymne à la Nature (la variété des feuillages…), thème pastoral (allusif : le chapeau de paille, la cape,…) : toute la saveur rustique, et l’exploitation des moyens inhérents à la Tapisserie (teintures végétales, gros point…), typiques de Savin, sont ici illustrés.   Bibliographie : Cat. Expo. La tapisserie française du Moyen-âge à nos jours, Paris, Musée d’art moderne, 1946 Cat. Expo. Le Mobilier National et les Manufactures Nationales sous la IVe République, Beauvais, Galerie nationale de la Tapisserie, 1997 Cat. Expo. La Manufacture des Gobelins dans la 1ère moitié du XXe siècle, Beauvais, Galerie nationale de la Tapisserie, 1999
     
  • Les boeufs

       
    Tapisserie. Avec son bolduc. 1944.
        Artiste polyvalent (graveur, médailleur, céramiste, fresquiste…), Savin est sollicité pendant la guerre  par Guillaume Janneau, qui admire la monumentalité intemporelle et réaliste de son esthétique (et dont il soupçonnait qu’elle n’aurait nul besoin de transposition pour convenir à la Tapisserie), pour concevoir des cartons pour les Manufactures Nationales : « les plaisirs et les travaux champêtres » ( 4 cartons), puis les « 12 mois de l’année » sont créés simultanément à son travail avec la Compagnie des Arts Français. L’influence des aspects techniques de la tapisserie médiévale est très prégnante chez l’artiste, attentif aux colorants naturels en gamme réduite, aux formes simples permises par la technique du gros point,… Il fut l’un des artistes les plus représentés à l’exposition séminale de 1946, avec 7 pièces (seuls Lurçat, Saint-Saëns et Gromaire en eurent plus).   « Les bœufs » témoigne encore, en 1945, de la veine rurale-bucolique qui répondait aux préoccupations du régime de Vichy (et dont témoigne la tenture « les plaisirs et travaux champêtres »). Savin reprendra ensuite l’attelage frontal (mais dans des couleurs plus naturelles) dans « Juin, la fenaison », de la tenture « les 12 mois de l’année », tissée aux Gobelins entre 1947 et 1950. Un exemplaire de notre carton a figuré à l’exposition de 1946.   Bibliographie : Cat. Expo. La tapisserie française du Moyen-âge à nos jours, Paris, Musée d’art moderne, 1946 Sieben Jahrhunderte Französische Wandteppiche, Wort und Tat, 1946, ill. Cat. Expo. Le Mobilier National et les Manufactures Nationales sous la IVe République, Beauvais, Galerie nationale de la Tapisserie, 1997 Cat. Expo. La Manufacture des Gobelins dans la 1ère moitié du XXe siècle, Beauvais, Galerie nationale de la Tapisserie, 1999
     
  • Soleil fermé

       
     
    Tapisserie d’Aubusson tissées par l’atelier Goubely. N°1/6. 1965 ou 1967.
      Michel Tourlière, de par son oeuvre, de par ses responsabilités, est l’un des grands animateurs du renouveau de la Tapisserie au XXe siècle. Formé à L’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Toulière rencontre Lurçat dès 1945, éxécute son premier carton “le vigneron” en 1946 (année où il se fixe à Aubusson), est membre fondateur de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) en 1947. Après ces débuts fulgurants, il devient professeur à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs d’Aubusson, puis directeur de celle-ci en 1960, enfin directeur de celle de Paris en 1970, en même temps qu’il crée la Délégation à la création au Ministère de la Culture. Malgré ses nombreuses responsabilités officielles (qui lui vaudront d’ailleurs de nombreuses commandes publiques), Tourlière réalise de nombreux cartons (300 environ) dans un style abstrait lyrique, transcription personnelle de la nature, fait de formes simplifiées (volutes, lentilles,…) dans des tons souvent chauds, teintes d’automne (oranges, rouges, bruns), striées (technique du “piqué”) pour donner un effet de relief ondulant.   Notre carton est tout à fait caractéristique des créations de l'artiste du milieu des années 60 : même gamme chromatique générale, même rayures pour obtenir des effets de vibrations, mêmes formes ondulantes. Son titre l’oriente pourtant plutôt vers les cieux que vers la Terre, le terroir même (cf. « le chemin de sable », « vignes assemblées »…). La bibliographie renvoie à un exemplaire, de dimensions différentes (280 x 300 cm), pièce unique conservée par les établissements Kriter à Beaune.   Bibliographie : Tapisserie d’Aubusson, Association du développement du pays d’Aubusson, 1983, ill.p.36 Cat. Expo. Tourlière rétrospective 1945-1985, Paris Arts Center, 1986, ill. p.66 Cat. Expo. Tourlière, Tapisseries, dessins 1945-1992, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, Aubusson, Musée Départemental de la Tapisserie, 1992-1993 Cat. Expo. Michel Tourlière rétrospective, Musée des Beaux-Arts de Beaune, 2017
     
     
  • Belzébuth

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Goubely. Avec son bolduc. Circa 1945.
        L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort.   L'emprunt du thème du bouc (comme celui du coq d'ailleurs, auquel il est fréquemment associé, dans une polarité propre à l'artiste) au monde rural est sublimé chez Lurçat : le bouc a une connotation négative, voire démoniaque comme en témoigne le titre "Belzébuth" qui revient régulièrement chez l'artiste. Le bouc s'inscrit donc dans le système allégorique de l'artiste avec une fonction particulière, de menace, de danger toujours, née pendant la guerre ; mais il est aussi une force constitutive de la Vie, insérée comme ici dans les feuillages et la nature.   Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d'Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016  
  • La pintade à l'oeuf d'or

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Legoueix. Circa 1955.
       
    Fumeron réalise ses premiers cartons (il en réalisera plus de 500) dès les années 40, en collaborant avec les ateliers Pinton, puis en recevant de nombreuses commandes de l'Etat, avant de participer à la décoration du paquebot "France". D'abord figuratif, et influencé par Lurçat, il évolue vers l'abstraction, avant de revenir vers une figuration colorée et réaliste à partir des années 80.   Motifs (oiseaux, arbre, chenilles…), construction orthogonale de la composition (les troncs verticaux, les bandes de couleurs horizontaux décalées) sont caractéristiques de l’artiste dans les années 50.  
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