Toutes les tapisseries

  • Composition

       
    Tapisserie probablement tissée à Aubusson dans l'atelier Hecquet. Circa 1990.
                     
  • Falstaff III

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Pinton. Avec son bolduc signé, n°EX-AII. 1983.
             
  • Les lumières du silence

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix. Avec son bolduc signé de l'artiste, n°1/4. Circa 1970.
           
  • Picota

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Pinton Avec son bolduc. Circa 1960.
      Fumeron réalise ses premiers cartons (il en réalisera plus de 500) dès les années 40, en collaborant avec les ateliers Pinton, puis en recevant de nombreuses commandes de l’Etat, avant de participer à la décoration du paquebot “France”. D’abord figuratif, et influencé par Lurçat, il évolue vers l’abstraction, avant de revenir vers une figuration colorée et réaliste à partir des années 80.   Si le carton est classique pour Fumeron (astre rougeoyant, branches verticales, naturalisme animal), le titre, amusant, renvoie au monde de l’enfance, à ses comptines dont l’œuvre de Fumeron peut idéalement servir d’illustration.    
  • L'arbre

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Tabard. Avec son bolduc. Circa 1955.
      L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort.   Son voyage au Brésil en 1954 sera une source d'inspiration régulière pour Lurçat : il s'en inspirera notamment dans le carton "Amazonie",chef d'oeuvre décoratif tissé par les Gobelins en 1957-1958, et dont Lurçat parlera en ces termes au Directeur des Gobelins : " Composition qui sera un "consommé" de mes séjours au Brésil et en Chine.... La tenture sera à fond noir, avec débauche de bleus..." Toutes proportions gardées, et de façon plus monochrome, notre tapisserie reprend un fragment de celle-ci. Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d'Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016

     
  • Camargue

     
     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Braquenié. Avec son bolduc. Circa 1960.
     
    Graveur de formation (Prix de Rome de la gravure en taille douce en 1942), Jean Louis Viard réalise ses premiers cartons au milieu des années 50. D’abord figuratif (il travaille alors avec Picart Le Doux), il emprunte ensuite la pente naturelle de nombreux peintres -cartonniers (la même que Matégot, Tourlière ou Prassinos,…) en évoluant vers l’abstraction. Il réalise des dizaines de cartons jusque dans les années 2000, parallèlement à son travail de peintre et graveur, mais en manifestant intérêt particulier pour les matières et les textures, à l’instar des partisans de la «Nouvelle Tapisserie» dont Pierre Daquin, qui le tissa, fut l’un des protagonistes majeurs.  Ses thèmes, parfois métaphysiques (« Mémoires », « Destins »,….) brassent larges, de l’infini astronomique (« ténèbres solaires »), au minuscule cellulaire (« Mutation végétale ») : une œuvre profuse et variée en somme, régulièrement exposée à la Demeure, dans divers salons ou expositions particulières, et plus significativement au salon Comparaison dont il fut le responsable de la section Tapisseries.   Le thème des chardons, du soleil, du cheval camarguais est un leitmotiv des débuts de l’artiste (cf. ses tapisseries mécaniques [à ne pas confondre avec notre tapisserie, tissée à la main chez Braquenié] « Soleil sur les chardons », « Chardon de Camargue »), alors encore proche, dans ses thèmes et sa manière, de Picart le Doux.
  • Jazz rouge

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Goubely. Avec son bolduc signé, n°1/6. 1972.
            « Je me suis intéressé à la tapisserie surtout parce que j’étais excité par la technique du carton numéroté qui consiste à fabriquer une image colorée mentale à l’aide d’un code…..La tapisserie est un exercice essentiel. Telle que je l’ai pratiquée, c’est peut-être une volonté de mettre en question les moindres détails d’une oeuvre faite sur un plan à deux dimensions » (propos recueillis dans Cat. Exp. Prassinos, rétrospective de l’oeuvre peint et dessiné, Puyricard, 1983) Voilà pour le credo. C’est en 1951 que Prassinos réalise ses premiers cartons (la plupart, 150 environ, seront tissés par l’atelier Goubely) ; puis il rejoint l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Après quelques cartons sur le thème des oiseaux, Prassinos, comme d’autres artistes proches de Lurçat pourtant (Matégot, Wogensky,…), orientera résolument la tapisserie vers l’abstraction, dans un style personnel fait de formes sinueuses imbriquées, dans des tons contrastés (souvent dans une gamme de couleurs noir-rouge-marron-beige).   “Jazz rouge” (comme son écho plus petit “Jazz jaune”) date de 1972 : l’art de Prassinos est alors en pleine évolution; on retrouve néanmoins dans notre carton sa manière caractéristique des années 60, faite de forms abstraites, complexes et imbriquées. Le titre l’inspirant l’éloigne des plus habituelles références à la mythologie, l’art classique ou le théâtre shakespearien.           Bibliographie : Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries monumentales, abbaye de Montmajour, Arles, 1974 Mario Prassinos, œuvre tissé, La Demeure, 1974, n°133 (ill.) Cat. Expo. Mario Prassinos, Tapisseries, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1984, ill. p.12 Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1988    
  • la lune, l'oiseau, le jardin

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Goubely. Avec son bolduc signé, n°2/4. 1965.
              "Je me suis intéressé à la tapisserie surtout parce que j'étais excité par la technique du carton numéroté qui consiste à fabriquer une image colorée mentale à l'aide d'un code.....La tapisserie est un exercice essentiel. Telle que je l'ai pratiquée, c'est peut-être une volonté de mettre en question les moindres détails d'une oeuvre faite sur un plan à deux dimensions" (propos recueillis dans Cat. Exp. Prassinos, rétrospective de l'oeuvre peint et dessiné, Puyricard, 1983) Voilà pour le credo. C'est en 1951 que Prassinos réalise ses premiers cartons (la plupart, 150 environ, seront tissés par l'atelier Goubely); puis il rejoint l'A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie). Après quelques cartons sur le thème des oiseaux, Prassinos, comme d'autres artistes proches de Lurçat pourtant (Matégot, Wogensky,...), orientera résolument la tapisserie vers l'abstraction, dans un style personnel fait de formes sinueuses imbriquées et de tons contrastés (souvent dans une gamme de couleurs noir-rouge-marron-beige). Ce carton (dont le titre constitue un véritable inventaire descriptif), s’il reprend (peut-être ?) des choses vues, aboutit aux formes complexes, imbriquées et abstraites habituelles à l’artiste. La gamme chromatique, rare (et éloignée des teintes chaudes habituelles) n’est pas unique pour autant, comme en témoigne “duo lunaire” de 1968.   Bibliographie : Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries monumentales, abbaye de Montmajour, Arles, 1974 Mario Prassinos, œuvre tissé, La Demeure, 1974, n°65 Cat. Expo. Mario Prassinos, Tapisseries , Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1984 Cat. Expo. Prassinos, Tapisseries, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1988  
  • Paon

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Goubely. Avec son bolduc. Circa 1945.
        L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort. Le paon, s’il n’est pas un motif majeur du bestiaire de Lurçat, revient de façon épisodique (cf. son « Paon de l’avenir » par exemple) dans les années 40 (de même que lapins et tortues). Quant à la composition, verticale à motif circulaire cloisonné et fond bordeaux, elle est également typique de cette époque (cf. « Bosquet », par exemple, dont un exemplaire a figuré à l’exposition de 1946). Une tapisserie semblable est conservée au musée d’art moderne de Fontevraud.   Bibliographie : Cat. Expo. La tapisserie française, Musée d’art moderne, Paris, 1946 Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Jean Lurçat, tapisseries de la fondation Rothmans, Musée de Metz, 1969 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d’Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat, Meister der französischen Moderne, Halle, Kunsthalle, 2016 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016
  • Artifice

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Perathon. Avec son bolduc signé. Circa 1965.
      L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort.   Le coq est la figure centrale du bestiaire de Lurçat. Il en a réalisé d’innombrables « portraits », tous distincts dans les formes, les couleurs, les attributs, la dénomination…. : un signe plastique déclinable à l’infini, depuis ses débuts en tapisserie (« Jardins des coqs », « Combat de coqs »…) jusqu’à notre « Artifice », l’un des derniers.   Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d'Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016  
  • Le combat de coqs

     
    Tapisserie d’Aubusson tissée dans l'atelier Pinton pour la Compagnie des Arts Français. 1946.  
     
      Adnet, à la tête de la Compagnie des Arts Français depuis 1928, souhaite redonner à la Tapisserie une place éminente dans le décor intérieur, en n’imitant pas la Peinture, et en se contraignant aux tons comptés (dans une démarche parallèle à celle de Lurçat, mais sans le carton numéroté). Il sollicite pour cela, pendant la Guerre, Coutaud, Planson, ou Brianchon, ses amis peintres (qui, du reste, seraient bientôt sollicités par les Manufactures Nationales) : “nous avons voulu démontrer que la tapisserie contemporaine trouve sa place dans un ensemble et peut aider efficacement à l’ambiance d’une pièce” (L. Chéronnet, Jacques Adnet, Art et Industrie, 1948). La compagnie des Arts Français organisa jusqu’en 1946 des expositions de tapisseries dans ses locaux : c’est à cette occasion qu’est exposée notre oeuvre de Tal-Coat.   « Le combat de coqs » apparaît ici comme une exception (en plus d’une rareté, c’est la première tapisserie de l’artiste, peut-être la seule ?) : les thèmes habituels tissés pour la C.A.F. renvoient le plus souvent à un univers aimable, qui se veut l’illustration du grand goût « à la française ». Rien de tel chez Tal-Coat, où les convulsions de l’époque apparaissent ici de façon assez transparente, dans une thématique qui restera chez lui presque absente en peinture.   Bibliographie : Art et décoration, 1946.3, ill.  
  • Sur un arbre perché

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Pinton Avec son bolduc signé. Circa 1960.
       
    Fumeron réalise ses premiers cartons (il en réalisera plus de 500) dès les années 40, en collaborant avec les ateliers Pinton, puis en recevant de nombreuses commandes de l'Etat, avant de participer à la décoration du paquebot "France". D'abord figuratif, et influencé par Lurçat, il évolue vers l'abstraction, avant de revenir vers une figuration colorée et réaliste à partir des années 80.   Point de « Maître Corbeau », malgré l’allusion à la fable de La Fontaine, dans notre tapisserie. A cette époque, et quels que soient les titres, quasi tous les cartons de Fumeron comprennent des oiseaux ainsi qu’un fond rigoureusement composé d’orthogonales, préludes à sa phase abstraite.  
  • Sonneries des horizons

     
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Legoueix, montée sur une plaque d'inox. 1993.  
    Elève de Wogensky à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués, Sautour-Gaillard voit son premier carton tissé en 1971 par l'atelier Legoueix (une collaboration qui ne s'est pas démentie par la suite), et il multiplie ensuite les projets monumentaux, dont le plus spectaculaire est "Pour un certain idéal", tenture de 17 tapisseries sur le thème de l'olympisme (conservée au Musée de l'Olympisme de Lausanne). D' abord proche de l'abstraction lyrique, l'artiste réalise dans les années 90 des cartons à base d'assemblages de motifs décoratifs, de textures et de figures, apparemment superposés et comme unifiés dans le tissage.   Tout au long de sa carrière, Sautour-Gaillard a fait tisser des petits modèles qu’il a intitulé « tapisseries-objets ». Si elles reprennent les styles successifs de l’artiste, elles s’en distinguent (hormis leurs dimensions) par le montage de la chaîne sur un support de bois ou de métal qui les rigidifie ; même « objets », ces tapisseries se veulent murales.   Bibliographie : D. Cavelier, Jean-René Sautour-Gaillard, la déchirure, Lelivredart, 2013, reproduite p.84-85
  • Olympics

     
     
    Tapisserie tissée par l’artiste. Avec son bolduc. 1992.
        On ne dira jamais assez que les praticiens de la tapisserie maillent tout le territoire. Elève de l’ENAD d’Aubusson dans les années 80, Cecile Tauvel Bonne, établie près de Roanne, a fait de la tapisserie sa vie et son oeuvre. Ici, en 1992, elle conçoit un carton inspiré des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville.
     
  • Papillon bleu

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Goubely. Avec son bolduc effacé. Circa 1955.
        L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres, la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort.   Le motif du papillon est lié au voyage en Amérique du Sud, et peuple les évocations exotiques inspirées de celui-ci. Parfois, comme pour le coq, Lurçat a réalisé des « portraits » verticaux démesurés de papillons (« Sphinx bleu », « sphinx et coq »….), dans une rupture d’échelle saisissante.     Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d’Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat, Meister der französischen Moderne, Halle, Kunsthalle, 2016 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016
  • Gerbe enflammée

       
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l'atelier Four Avec son bolduc, n°1/6. Circa 1970.
       
    Fumeron réalise ses premiers cartons (il en réalisera plus de 500) dès les années 40, en collaborant avec les ateliers Pinton, puis en recevant de nombreuses commandes de l'Etat, avant de participer à la décoration du paquebot "France". D'abord figuratif, et influencé par Lurçat, il évolue vers l'abstraction, avant de revenir vers une figuration colorée et réaliste à partir des années 80.   Dans une gamme chromatique resserrée (et typique de l’époque, comme de l’artiste), Fumeron poursuit son travail (« cf. les cartons « Ciel de feu », « Voile d’or », « Soleil couchant »…) sur l’incandescence, l’embrasement…, et qui repose le plus souvent sur un soleil éclatant.
       
  • Le fourrage

     
     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Circa 1950.
        D’origine suisse, Froidevaux donna quelques cartons à tisser aux ateliers d’Aubusson ; il fut l’élève de Picart le Doux, dont on reconnaît ici l’influence.  
  • Le lamparo

     
     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Braquenié. Avec son bolduc. Circa 1960.
      Enseignant, artiste figuratif, puis abstrait, enfin néo-expressionniste, Schlegel a développé une œuvre peinte en perpétuelle évolution. Concernant la tapisserie, il a collaboré étroitement à partir de 1956 avec la manufacture Braquenié (cf. le catalogue de vente « Braquenié, une histoire du décor français », Deburaux/Sotheby’s, 27.10.2005 ), à laquelle il a confié quelques dizaines de cartons :  une esthétique singulière  commune, figurative, décorative et poétique, se développe, avec Marie Dambiermont, Colette Bardin ou Marcel Saint-Martin. Ici, la figure humaine a disparu, au profit d’une activité halieutique traditionnelle, la pêche au lamparo : les cartons « sous-marins » sont alors monnaie courante (Picart le Doux surtout), répondant à l’émerveillement que suscite le monde du silence.  
  • Sonate

     
     
    Tapisserie tissée par l'atelier de la Tuilière à Venasque. Avec son bolduc signé, n°1/2. Circa 2000.
        Installé à Venasque après avoir pratiqué son art aux Gobelins, Daniel Drouin a conçu de nombreuses tapisseries tissées sur métiers de haute lisse. La variété des matériaux, le goût pour l’abstraction, ainsi que le tissage  par le concepteur du motif, répondent à certaines préoccupations de « la Nouvelle Tapisserie » d’alors, sans aller au-delà des 2 dimensions néanmoins.  
  • Appassionata

     
     
    Tapisserie tissée par l'atelier Braquenié. Avec son bolduc, n°4. 1971.
          Van Vlasselaer (1907-1982) est l'auteur de nombreuses compositions murales monumentales, ainsi que de vitraux. Dès 1950, il crée des cartons de tapisserie inspirés de scènes de la vie quotidienne, du folklore flamand et de la nature, à l’aune des membres du groupe « Forces Murales ». Son oeuvre, d'abord figurative, évolue vers de denses sujets végétaux aux motifs acérés, qui se déploient sur des fonds géométriques, influencée par le cubisme. S’il n’a jamais complétement évolué vers l’abstraction, certains cartons de van Vlasselaere sont difficiles à lire d’un point de vue strictement figuratif (quelques fleurs, des mains…) : mais peut-être ici n’a-t-il voulu qu’évoquer un sentiment, la Passion, ou transposer en tapisserie la célèbre sonate de Beethoven ?   Bibliographie : R. Avermaete, van Vlasselaer Tapisseries, Editions Arcade, 1973, reproduit p.92    
  • Silence

     
     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Andraud. Avec son bolduc signé, n°4/6. 2009.
          Elève de Léon Detroy, Gaston Thiéry est l’un des derniers représentants de l’école de peinture de Crozant. Etabli donc en Creuse, il aborde la tapisserie en 1965 avec l’atelier Andraud, à qui il confie des cartons inspirés par la flore locale, dans une veine décorative à mi-chemin entre l’oeuvre de Dom Robert et celle de Maingonnat, bien loin de ses tableaux de paysage influencés par l’impressionnisme.
     
  • Clos limousin

     
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l’atelier Andraud. Avec son bolduc signé, n°5/6. Circa 1980.
        Elève de Léon Detroy, Gaston Thiéry est l’un des derniers représentants de l’école de peinture de Crozant. Etabli donc en Creuse, il aborde la tapisserie en 1965 avec l’atelier Andraud, à qui il confie des cartons inspirés par la flore locale, dans une veine décorative à mi-chemin entre l’oeuvre de Dom Robert et celle de Maingonnat, bien loin de ses tableaux de paysage influencés par l’impressionnisme.
     
  • La belle et la bête

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée pour Jansen. Avec son bolduc, édition originale A. Circa 1945.
        L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort. Ce format vertical à motif circulaire cloisonné et fond bordeaux est revenu épisodiquement chez Lurçat dans la deuxième moitié des années 40 (cf. « la chouette », par exemple). Notre carton (contemporain d’ailleurs du film de Cocteau) se caractérise pourtant par la réappropriation très personnelle par l’artiste d’un conte traditionnel, où, seul, un cerf à queue de serpent, synthétise peut-être, et la Belle, et la Bête.   Bibliographie : Cat. Expo. La tapisserie française, Musée d’art moderne, Paris, 1946 Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Jean Lurçat, tapisseries de la fondation Rothmans, Musée de Metz, 1969 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d’Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013 Cat. Expo. Jean Lurçat, Meister der französischen Moderne, Halle, Kunsthalle, 2016 Cat. Expo. Jean Lurçat au seul bruit du soleil, Paris, galerie des Gobelins, 2016  
  • Petit coq

       
    Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Pinton. Circa 1945.
      L’Œuvre de Lurçat est immense : c’est toutefois son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut d’être passé à la postérité. Dès 1917, il commence par des œuvres au canevas, puis, dans les années 20 et 30, il travaillera avec Marie Cuttoli. Sa première collaboration avec les Gobelins date de 1937, alors qu’il découvre simultanément la tenture de l’Apocalypse d’Angers qui l’incite définitivement à se consacrer à la tapisserie. Il abordera les questions techniques d’abord avec François Tabard, puis à l’occasion de son installation à Aubusson pendant la guerre, il définira son système : gros point, tons comptés, cartons dessinés numérotés. Une production gigantesque commence alors (plus de 1000 cartons), amplifiée par la volonté d‘entraîner ses amis peintres,  la création de l’A.P.C.T. (Association des Peintres-Cartonniers de Tapisserie) et  la collaboration avec la galerie La Demeure et Denise Majorel, puis par son rôle d’inlassable propagateur du médium à travers le Monde. Son œuvre tissée témoigne d’un art d’imagier spécifiquement décoratif, dans une iconographie symbolique très personnelle, cosmogonique (soleil, planètes, zodiaque, 4 éléments…), végétale stylisée, animale (boucs, coqs, papillons, chimères…), se détachent sur un fond sans perspective (volontairement éloigné de la peinture), et destinée, dans ses cartons les plus ambitieux, à faire partager une vision à la fois poétique (il émaille d’ailleurs parfois ces tapisseries de citations) et philosophique (les grands thèmes sont abordés dès la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité, la vérité… ) et dont le point culminant sera le « Chant du Monde » ( Musée Jean Lurçat, ancien hôpital Saint-Jean, Angers) , inachevé à sa mort.   Le coq est la figure centrale du bestiaire de Lurçat. Il en a réalisé d’innombrables « portraits », tous distincts dans les formes, les couleurs, les attributs, la dénomination…. : un signe plastique déclinable à l’infini.   Bibliographie : Tapisseries de Jean Lurçat 1939-1957, Pierre Vorms Editeur, 1957 Cat. Expo. Lurçat, 10 ans après, Musée d'Art moderne de la ville de Paris, 1976 Cat. Expo. Les domaines de Jean Lurçat, Angers, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 1986 Colloque Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson, Aubusson, Musée départemental de la Tapisserie, 1992 Cat. Expo. Dialogues avec Lurçat, Musées de Basse-Normandie, 1992 Cat. Expo. Jean Lurçat, Donation Simone Lurçat, Académie des Beaux-Arts, 2004 Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Liénart, 2013    
  • Serpent vitrail

     
     
    Tapisserie d’Aubusson tissée par l’atelier Pinton. N°4/6. Circa 1970.
          Avant tout connu comme sculpteur, puis comme peintre, Calder s'est découvert un intérêt pour la tapisserie sur le tard (après avoir dessiné des cartons de tapis pour Marie Cuttoli dans les années 50), en rencontrant Pierre Baudouin en 1961. C'est celui-ci qui transcrira les premiers modèles de l'artiste, et assurera la direction des tissages, chez Picaud d'abord, puis aux Gobelins ("Composition" en 1964-1965), dont Pierre Baudoin est devenu conseiller artistique, et ce , conformément à la volonté de Malraux de voir collaborer de grands artistes aux Manufactures Nationales. De nombreuses tapisseries de l'artiste seront ensuite tissées jusqu'à la fin de sa vie, notamment chez Pinton : "Ses compositions de couleurs très vives sont faites de motifs largement conçus, posés sur un fond uniforme et rappellent la légèreté de ses mobiles " (M. Jarry, la tapisserie, art du XXe siècle, 1974).   Hypnotique, le motif de la spirale (comme celui du serpent auquel ici il s’identifie) est récurrent chez Calder. La palette de couleurs primaires, accentuée par le fond lui-même rouge, sature notre tapisserie; le noir remplit les interstices, de même que les armatures de plomb du vitrail : à la rosace des cathédrales médiévales, Calder substitue son « Serpent vitrail » des intérieurs modernes.   Bibliographie : Cat. Expo. Des sculpteurs et la tapisserie, 20 ans d'abstraction, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1995 Cat. Pierre Baudouin, tapisseries de peintres, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 1997 Cat. Expo. Manufactures Nationales de 1960 à nos jours, Angers, Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, 2010
     
  • Automne

        Tapisserie d'Aubusson tissée par l'atelier Picaud. Avec son bolduc signé, n°EA. Circa 1975.          
  • Pastorale rouge

       
    Tapisserie. 1945.
        Artiste polyvalent (graveur, médailleur, céramiste, fresquiste…), Savin est sollicité pendant la guerre  par Guillaume Janneau, qui admire la monumentalité intemporelle et réaliste de son esthétique (et dont il soupçonnait qu’elle n’aurait nul besoin de transposition pour convenir à la Tapisserie), pour concevoir des cartons pour les Manufactures Nationales : « les plaisirs et les travaux champêtres » ( 4 cartons), puis les « 12 mois de l’année » sont créés simultanément à son travail avec la Compagnie des Arts Français. L’influence des aspects techniques de la tapisserie médiévale est très prégnante chez l’artiste, attentif aux colorants naturels en gamme réduite, aux formes simples permises par la technique du gros point,… Il fut l’un des artistes les plus représentés à l’exposition séminale de 1946, avec 7 pièces (seuls Lurçat, Saint-Saëns et Gromaire en eurent plus).   Saturation des couleurs (digne d’un Matisse), hymne à la Nature (la variété des feuillages…), thème pastoral (allusif : le chapeau de paille, la cape,…) : toute la saveur rustique, et l’exploitation des moyens inhérents à la Tapisserie (teintures végétales, gros point…), typiques de Savin, sont ici illustrés.   Bibliographie : Cat. Expo. La tapisserie française du Moyen-âge à nos jours, Paris, Musée d’art moderne, 1946 Cat. Expo. Le Mobilier National et les Manufactures Nationales sous la IVe République, Beauvais, Galerie nationale de la Tapisserie, 1997 Cat. Expo. La Manufacture des Gobelins dans la 1ère moitié du XXe siècle, Beauvais, Galerie nationale de la Tapisserie, 1999
     
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